Dimanche 25 juin 2006
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Lu dans le magazine d’information « Label France » n°59 3e trimestre 2006, diffusé par le réseau diplomatique français aux relais d’opinion étrangers dans le monde entier à près de 200 000 exemplaires et en neuf versions linguistiques (français, allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, japonais, portugais, russe).Les journalistes mobilisés pour l’Europe Que les médias parlent plus et mieux de l’Europe, c’est le but de l’Association des journalistes européens (AJE), créée en 1961. L’AJE compte 24 sections nationales dont l’une des plus dynamiques est celle de la France. L’Association des journalistes européens (AJE) a été créée à San Remo (Italie) en 1961 par 70 journalistes qui appartenaient alors aux six pays membres de la Communauté économique européenne (CEE). Depuis, l’Europe a évolué. La CEE n’est plus et l’Union européenne compte aujourd’hui 25 membres. L’AJE, reconnue par le Conseil de l’Europe et l’Unesco, s’est adaptée aux changements. Son secrétariat général est basé à Bruxelles, elle possède 24 sections, rassemble quelque mille journalistes et tient un congrès annuel.
" Les projets de l’AJE restent dans un cadre national, car, à notre échelle, on retrouve les mêmes difficultés que l’Europe des 25 !, plaisante Stephen Bunard, le vice-président de la section française. Pour autant, l’ouverture des sections turque et arménienne permet des échanges à long terme avec ces pays, et il existe des collaborations renforcées entre deux ou trois sections. " Le journaliste, qui anime un rendez-vous européen hebdomadaire sur BFM Belgique, explique que l’objectif de l’AJE est de
" créer une solidarité entre les journalistes qui traitent de l’Europe ". Et d’ajouter :
" Ils se sentent abandonnés et isolés au sein même de leur rédaction. En France, les médias découvrent l’Europe au moment des élections et elle est souvent réduite à la portion congrue. L’information est présentée sous un angle expert ou institutionnel, alors que l’idée européenne devrait irriguer de façon constante l’ensemble des sujets et des grandes rubriques sociétales. " Ouverte aux professionnels de toutes disciplines et de tous supports, l’AJE-France est un
" outil d’amitié et d’entraide, mais aussi un outil de travail transnational ", note Stephen Bunard. Qui précise :
" Nous ne faisons pas de militantisme politique ou européen mais du militantisme journalistique. Alors qu’il y a des magazines pour les seniors ou les fanas de snowboard, il n’y en a pas sur les questions européennes. Nous sommes journalistiquement énervés ! Il ne s’agit pas de propagande. Nous voulons aider à penser européen. " Parler de l’Europe de façon simple
Inciter les médias à mettre plus d’Europe dans leurs colonnes semble être un combat perdu d’avance. Alors, pour donner plus de visibilité aux questions européennes, l’AJE-France a lancé en 2005 le prix Louise-Weiss du journalisme européen et mise sur la formation continue des jeunes. Des séminaires européens de cinq jours, avec un déplacement à Bruxelles, sont organisés dans les écoles de journalisme.
La section française, qui compte 250 sympathisants et la moitié de membres, vise aussi les journalistes étrangers, avec des conférences organisées au Centre d’accueil de la presse étrangère (Cape), à Paris, et le grand public.
" Dire que le sujet n’intéresse pas est une vieille rengaine. Le débat sur le référendum a montré que l’Europe passionne les gens. Il y a des moyens d’en parler très simplement. C’est ce que nous faisons dans EuropePlusNet, un magazine Internet créé en 2004 avec le soutien de l’AJE-France. On y parle de l’Europe, et pas de l’Union européenne, par le biais de sujets de société. On analyse comment l’Europe a une influence sur notre quotidien. On parle des réseaux associatifs, du ciment européen, de la culture. Les thèmes sur l’environnement ou sur 'comment on s’insulte en Europe' marchent très bien ! " Des sujets universels en somme.
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