Association des journalistes européens
Nos confrères de France 3 Hervé et Stéphane et leurs trois accompagnateurs Reza, Ghulam et Satar ont été enlevés en Afghanistan. Ils se sont rendus dans ce pays en guerre missionnés par France
télévision pour « faire leur travail de journalistes».
Aguerris depuis 20 ans au grand reportage, Hervé et Stéphane terminaient une enquête de plus de trois semaines auprès de l'armée française engagée sur place et de la population afghane. 100
jours, c'est long. Trop long.
Le reportage dans un pays en guerre n'est jamais sans risque. Il faut aller au plus près des combattants et des populations civiles pour comprendre les motivations de chaque camp, évaluer les
tensions pour restituer la complexité politique et la douleur humaine.
C'est la noblesse du journalisme et la garantie d'une information indépendante que de continuer à couvrir des zones de conflits malgré les dangers. C'est le prix de la liberté de la presse, une
valeur fondamentale que nous partageons tous. D'autres journalistes d'autres pays sont retenus en otage dans le monde. C'est l'honneur de la profession, des gouvernements et des opinions
publiques de tout faire pour les libérer.
