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    <title><![CDATA[Association des journalistes europ&eacute;ens]]></title>
    <link>http://www.ajefrance.com/</link>
    <description>L’Association of European Journalists (AEJ) est née en 1961 et réunit un millier de journalistes, dans 24 pays d’Europe, convaincus de la nécessité de l’intégration européenne sur une base démocratique. Elle est dotée du statut d’ONG et reconnue par le Conseil de l’Europe et l’Unesco.
La section française (AJE France) développe de nombreuses activités : séminaires européens dans les écoles de journalisme, prix Louise Weiss du journalisme européen, rencontres-débats en partenariat avec le CAPE</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 14:01:11 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 14:01:11 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.ajefrance.com</copyright>            <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Jean-Luc Mélenchon au Cape le 14 février]]></title>
        <link>http://www.ajefrance.com/article-jean-luc-melenchon-au-cape-le-14-fevrier-98937485.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 18pt;">Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon,&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 18pt;">candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/00/38/00/AJE-Interne/2286.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="131" alt="2286">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="color: #ff6600;"><strong><span style="font-size: 14pt;">Mardi 14 février 2012 à 09h30&nbsp;</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;">Au CAPE, Centre d'Accueil de la Presse Étrangère</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;">Grand Palais - Cours la Reine - Perron Alexandre III - &nbsp;75008 Paris</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;">Tél +33 1 53 76 90 60 &nbsp;- <a href="http://www.capefrance.com" target="_blank">www.capefrance.com</a></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 14pt;">Jean-Luc Mélenchon viendra parler Europe et relations internationales.</span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <em><span style="font-size: 14pt;">Conférence de presse réservée aux journalistes</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><strong>Contact CAPE :</strong></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;"><a href="mailto:gaelle.perio@capefrance.com">Gaëlle Pério</a></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 14pt;">Tél. : 01 53 76 90 79</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 13:51:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">78fef2ae2e268be48ccfadd78d76b669</guid>
                <category>Rencontres AJE/CAPE</category>        <comments>http://www.ajefrance.com/article-jean-luc-melenchon-au-cape-le-14-fevrier-98937485-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[CaféBabel cherche des jeunes journalistes en vue de la deuxième partie de "Orient Express Reporters" pour 8 villes européennes/turques/balkaniques]]></title>
        <link>http://www.ajefrance.com/article-cafebabel-cherche-des-jeunes-journalistes-en-vue-de-la-deuxieme-partie-de-orient-express-reporters-98454587.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://coffeefactory.cafebabel.com/public/coffeefactory/.logo_OER2_s.jpg" class="GcheTexte" alt="http://coffeefactory.cafebabel.com/public/coffeefactory/.logo_OER2_s.jpg" height="159"
    width="240">
  </p>
  <p>
    Après le succès d’Orient Express Reporters (OER), <a href="http://www.cafebabel.fr/reportages-photos-balkans-turquie/">premier projet-pilote en 2010-2011</a>, cafebabel.com est fier de lancer en
    2012 la deuxième partie de son programme-vedette.<br>
    <br>
    Nous envoyons une équipe sur le terrain, composée de quatre journalistes et d’un photographe, pour parcourir les pays de l’UE, les Balkans et la Turquie. L’équipe comporte également l’un des
    éditeurs de la rédaction centrale à Paris.&nbsp;<br>
    <br>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>QUOI&nbsp;&nbsp;</strong></span><br>
    <br>
    Parler de ce dont tout le monde parle – et plus : des relations entre la Turquie à l’UE aux problèmes de visas en Bosnie en passant par les hooligans d’Istanbul et les héros urbains de Skopje.
    Lors de l’édition 2010-2011, OER était parti du compromis selon lequel on jacassait trop à propos de certaines « ''perspectives'' » (trop) politiques, (trop) institutionnelles.&nbsp;
  </p>
  <p>
    Nous entendions donc explorer ce que la région des Balkans et la Turquie signifiait pour les jeunes européens. En 2012, le projet va encore plus loin : désormais il s’agit de savoir ce que nos
    collègues balkaniques pensent des enjeux sociétaux des États membres de l’UE. Et ainsi de continuer à casser les stéréotypes par l’intermédiaire de nos reportages.&nbsp;<br>
    <br>
    <strong><span style="color: #ff6600;">AVEC VOUS&nbsp;</span></strong><br>
    <br>
    Démystifier l’Europe du Sud-Est via une série de reportages écrits et de reportages-photos à l’aide d’une perspective paneuropéenne, jeune et citoyenne. Parler aux gens, dévoiler les questions
    qui pourraient simplement nous montrer comment les citoyens de l’UE pourraient être tentés de rejoindre les Balkans, et non l’inverse. Voyons ce que de jeunes citoyens des Balkans font des
    politiques européennes en expérimentant un projet inédit. La mission comprend une publication mensuelle sur le sujet ainsi qu’une édition spéciale composée de vos enquêtes et de vos
    reportages-photos. Le programme se termine par une célébration : les «'' Journalist Award'' » à Strasbourg, en septembre 2012, qui réunira les participants autour d’une présentation des meilleurs
    reportages de l’année.
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>OU</strong></span>
  </p>
  <p>
    A partir de février, nous effectuerons nos premiers sons de cloches entre 8 capitales :&nbsp;<br>
    - Belgrade, Serbie<br>
    - Zagreb, Croatie<br>
    - Sarajevo, Bosnie<br>
    - Istanbul, Turquie<br>
    - Rome, Italie<br>
    - Berlin, Allemagne<br>
    - Bruxelles, Belgique<br>
    - Budapest, Hongrie&nbsp;<br>
    <br>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>QUAND</strong></span><br>
    <br>
    Tous les mois, de février à octobre 2012<br>
    <br>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>QUI</strong></span><br>
    <br>
    Chaque groupe sera composé de journalistes résidents dans une pays UE, en Turquie et dans les Balkans; ainsi que d’un photographe et d’un éditeur de la RCE de Paris.<br>
    <br>
    <strong><span style="color: #ff6600;">COMMENT</span></strong><br>
    <br>
    - les éditeurs de cafebabel.com recrutent quatre journalistes et un photographe avant d’épauler chaque membre dans la recherche de leur angle d’attaque.
  </p>
  <p>
    &nbsp;- les candidatures sont seulement acceptées sur la base de vos initiatives et de vos recherches préliminaires sur le projet qui inclura les dernières statistiques, des interviews ainsi que
    le matériel nécessaire à la bonne atmosphère de votre article.
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    Cette brève démarche devra être présentée à l’éditeur responsable du projet dans la ville où vous souhaitez officier.<br>
    - les articles devront être livrés une semaine après la fin de la mission, puis <a href="http://www.cafebabel.fr/about/contacts/">l’éditeur correspondant</a> à la langue dans laquelle votre
    reportage sera écrit éditera et enverra votre travail pour traduction.<br>
    - pour chaque reportage, le voyage ainsi que vos frais sur place seront remboursés jusqu’à 250 euros (pour les frais locaux) et 350 euros (pour le voyage aller-retour).
  </p>
  <p style="text-align: left;">
    <br>
    <a href=
    "http://coffeefactory.cafebabel.com/fr/post/2012/01/19/Jounalistes-!-Photographes-!-Nous-recrutons-en-vue-de-la-deuxi%C3%A8me-partie-de-Orient-Express-Reporters-pour-8-villes-europ%C3%A9ennes/turques/balkaniques"
    target="_blank"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 14pt;"><strong>Pour s'inscrire en ligne, c'est ici</strong></span></a><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;"><em>Ce projet a été cofinancé par l’Union européenne.</em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 02 Feb 2012 17:13:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">05eba4d3f4887bc3ba0bb5124975ea89</guid>
                <category>Communiqués</category>        <comments>http://www.ajefrance.com/article-cafebabel-cherche-des-jeunes-journalistes-en-vue-de-la-deuxieme-partie-de-orient-express-reporters-98454587-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le journaliste européen, cet objet non-identifié des rédactions nationales]]></title>
        <link>http://www.ajefrance.com/article-le-journaliste-europeen-cet-objet-non-identifie-des-redactions-nationales-98013772.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Après une année 2011 qui a vu s’enchainer les sommets européens de « la dernière chance », les incantations apocalyptiques sur la fin de la zone euro se multiplier dans les pages « opinions », un
    hybride « Merkozy » être présenté comme le couple dirigeant l’Europe, le cycle de l’actualité devrait nous laisser respirer quelque peu.
  </p>
  <p>
    Je vais profiter de cette nouvelle année pour chanter les louanges du journaliste européen, cet objet non-identifié des rédactions nationales.
  </p>
  <p>
    <br>
    Ce journaliste européen, donc,&nbsp; est doué de multiples qualités. Il sait travailler en équipe, en synergie avec d’autres membres de la rédaction. Une attitude pas si courante en France. Il
    est curieux, attentif, rigoureux dans le choix des termes. Il montre une forte capacité à nouer des contacts dans divers pays, pour multiplier les sources locales. Gros utilisateur des réseaux
    sociaux, il est parfaitement à l’aise avec l’informatique et son impact sociétal. Il peut être sur le terrain, multipliant les reportages, les enquêtes pour faire vivre cette Europe considérée si
    froide par tant de rédacteurs en chef. Il ramène du son, de l’image, des musiques, des portraits, des goûts,&nbsp; les fondements de cette « identité européenne » tant recherchée.
  </p>
  <p>
    Il y a celui qui ne couvre que les affaires institutionnelles, souvent basé à Bruxelles ou habitué du Thalys. Il se délecte des délibérations du Conseil, des propositions de la Commission, des
    débats du Parlement européen. Proche du service politique, il sait faire la passerelle avec la diplomatie si prisée par le service étranger.
  </p>
  <p>
    Il y a celui qui traite d’un domaine particulier, dans lequel la dimension européenne est incontournable : agriculture, énergie, immigration, banques, droit, fiscalité. A partir d’un dossier
    souvent technique, il arrive à ouvrir des perspectives économiques et politiques.
  </p>
  <p>
    Et je n’hésite pas à le présenter comme un modèle professionnel : le&nbsp; journaliste européen est réactif, collaboratif, souple, transversal, cultivé, respectueux des autres, critique,
    multilingue, multi-tâches, souvent multi-média.
  </p>
  <p>
    Pour 2012, nous aurons à exister entre les élections présidentielles françaises, les crises arabes et l’élection américaine. La tempête de la zone euro semble s’apaiser doucement, et laisser la
    place et des années de politiques d’austérité. Cela ne rendra pas « les fonctionnaires de Bruxelles » plus sympathiques aux yeux des rédactions et de nos lecteurs. Mais, comme le montre la
    création récente du supplément Europa du Monde, la demande d’information, de décryptage, d’éclairage va croissant.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La section française de l’association des journalistes européens est là pour vous permettre de prendre une place durable dans le paysage médiatique français, et de faire du « journalisme européen
    paresseux » un objet du passé. L’extraordinaire qualité des membres de cette association, leur diversité, leur ténacité face à l’ignorance crasse de certains m’incite à l’optimisme quant à
    l’avenir de la presse française. Il faut faire savoir aux jeunes journalistes que l’Europe peut être une porte d’entrée dans le monde du journalisme. &nbsp;
  </p>
  <p>
    Oui, je chante nos louanges, car si nous ne le faisons pas, personne ne le fera à notre place.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Bonne année 2012 à tous et toutes !
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff6600;"><em><strong>Fabrice Pozzoli-Montenay</strong></em></span><br>
    <span style="color: #ff6600;"><em><strong>secrétaire de l'association des journalistes européens</strong></em></span>
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.ajefrance.com">www.ajefrance.com</a>
  </p>
  <p>
    <a href="https://www.facebook.com/groups/AJEFrance/" target="_blank">https://www.facebook.com/groups/AJEFrance/</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Jan 2012 12:28:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">420b4cdca5aa38bfd56ad8179cce946b</guid>
                <category>Tribunes</category>        <comments>http://www.ajefrance.com/article-le-journaliste-europeen-cet-objet-non-identifie-des-redactions-nationales-98013772-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La communication européenne : Quelle(s) voix pour l’Europe ? (compte-rendu)]]></title>
        <link>http://www.ajefrance.com/article-la-communication-europeenne-quelle-s-voix-pour-l-europe-compte-rendu-97794866.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <em>A l’initiative des étudiants du Master 2 « <a href="http://www.sorbonnecommunication.fr/?p=609" target="_blank">Communication politique et sociale</a> » de l’Université Paris 1
    Panthéon-Sorbonne et du Master 2 « Communication politique et publique en France et en Europe » de l’<a href=
    "http://lettres-sh.u-pec.fr/departements/communication/la-communication-europeenne-quelle-s-voix-pour-l-europe--455048.kjsp?RH=DEP_COM" target="_blank">Université Paris Est Créteil,</a> une
    rencontre entre journalistes, élus et représentant des institutions européennes et nationales a été organisée le 9 décembre 2011 dans les locaux du Bureau d’information du Parlement européen pour
    la France. Deux tables rondes étaient organisées autour de la question : « La communication européenne : quelle(s) voix pour l’Europe ? ». La première s’interrogeait sur les défis rencontrés par
    la communication européenne et les réponses pouvant y être apportées. La seconde s’est intéressée à la manière dont les médias nationaux traitent de l’actualité des institutions
    communautaires.</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>Table ronde n°1 : les défis de la communication européenne.</strong></span>
  </p>
  <p>
    Invités :
  </p>
  <p>
    - Bruno Denoyelle, Service de l’Information du Gouvernement (SIG)<br>
    - Christian Gsodam, Secrétariat général du Comité des régions<br>
    - Marie-Christine Vergiat, députée Front de Gauche au Parlement Européen<br>
    - Anna Zalewska-Urbanczyk, représentation de la Commission Européenne à Paris
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x168/0/00/38/00/AJE-Interne/AJE-Interne-5148.JPG" alt="AJE-Interne-5148.JPG" class=" GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 10px 10px;" height=
    "153" width="274">
  </p>
  <p>
    Malgré les oppositions qui ont émergé lors de ce débat, un réel consensus s’est dessiné autour de la difficulté de l’UE à communiquer. L’origine de ces difficultés est double puisqu’elle provient
    à la fois des « émetteurs » de la communication et de ses « récepteurs ».
  </p>
  <p>
    <br>
    Ainsi ressort-il des différentes interventions que la communication européenne manque de coordination. Bruno Denoyelle met en avant la multiplicité d’acteurs pouvant être à l’origine des
    messages. Il faut donc déterminer qui est habilité à parler à qui et sur quel sujet. Sans réelle coordination, chaque acteur détermine sa propre politique de communication, ce qui pose un
    problème d’absence de convergence entre ces politiques. Anna Zalewska-Urbanczyk insiste sur les actions de la Commission. Son discours insiste également sur l’aspect néfaste de la multitude de
    messages produits par l’UE. Cette multiplicité conduit en fait à un brouillage du message global que devrait porter l’Europe. S’ajoute à cela un constat partagé par tous : la distance entre l’UE
    et population, dont l’exemple emblématique est l’échec référendaire en France et aux Pays-Bas. Pour Marie-Christine Vergiat, l’Europe a sa part de responsabilité dans cette distance puisque la
    citoyenneté européenne est trop considérée comme un phénomène « top – down ».
  </p>
  <p>
    <br>
    Les difficultés de la communication européenne viennent donc de l’émetteur qu’est l’UE : multiplicité d’acteurs, de messages, notamment du fait de la grande complexité du fonctionnement des
    institutions communautaires.<br>
    Mais les obstacles sont également du côté des récepteurs, qui se caractérisent par une grande indifférence, voire une hostilité, envers l’UE, mais surtout une réelle méconnaissance. Anna
    Zalewska-Urbanczyk souligne ainsi que la majorité des Européens ignorent le fonctionnement de l’UE mais également les droits que leur offre leur statut de citoyen européen. Bruno Denoyelle estime
    que cette indifférence conduit à une absence totale de débat. Il affirme ainsi soutenir toute initiative privée « même quand elle est contre l’Europe » car elle alimente le débat. Pour
    Marie-Christine Vergiat, le vrai défi est bien d’intéresser les citoyens aux décisions européennes. Quant aux médias, ils ne s’intéressent, selon elle, qu’au « star-system » de l’UE autrement
    dit, pour la France, les personnalités politiques connues au niveau national. Ce désintérêt des médias est un des rares points d’accord entre la députée européenne et le conseiller auprès du SIG.
    Ce dernier semble assez désabusé concernant cette question : « vous pouvez faire toutes les réformes que vous voulez, si les journalistes ne veulent pas traiter, ils ne traiteront pas ».
  </p>
  <p>
    S’il y a un certain accord sur le constat, les moyens à employer, les solutions à apporter sont davantage objet de tension. Christian Gsodam insiste sur la décentralisation nécessaire de la
    communication. Il estime qu’il n’est pas possible de créer une communauté à partir de Bruxelles mais qu’il faut le faire à partir des régions. Il estime que « c’est nous à la fin, les gens qui
    sont dans les régions qui font l’Europe ». Rejoint par Anna Zalewska-Urbanczyk sur ce point, il ne l’est pas par Bruno Denoyelle. Ce dernier insiste davantage sur l’importance des partenariats et
    la place de chaque acteur au sein de ces derniers.
  </p>
  <p>
    Lorsqu’il déplore le manque de moyens, Marie-Christine Vergiat souligne que les moyens de l’UE correspondent à ce que les Etats membres lui donnent. Elle estime en outre que les campagnes de
    communication sont inutiles. La députée européenne considère que ses pairs doivent davantage communiquer auprès de ceux qui les ont élus. La pédagogie (« expliquer encore et toujours ») et
    l’implication des citoyens (« ne pas laisser les institutions s’occuper toutes seules des institutions ») sont pour elle la clef d’un bon fonctionnement de l’Europe. Anna Zalewska-Urbanczyk pour
    sa part s’inspire largement du Livre blanc sur une politique de communication européenne. Elle développe ainsi la question du multilinguisme, de la décentralisation – et notamment prendre
    conscience du poids de la presse régionale –, ou encore des eurobaromètres. L’UE devrait ainsi être plus accessible pour les citoyens, qui devraient pour leur part être davantage consultés (par
    les études d’opinion, des rencontres et des forums).<br>
    Cette table ronde a donc mis en exergue le consensus qui existe autour des difficultés de l’UE à communiquer, la méconnaissance du fonctionnement européen et l’apparente indifférence des citoyens
    et des médias. Pour autant, selon sa trajectoire et son institution de référence, chaque intervenant se fait une idée différente de ce que devrait être la communication européenne.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>Table ronde n°2 : Quelle place pour l’Europe dans les médias ?</strong></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x168/0/00/38/00/AJE-Interne/AJE-Interne-5221.JPG" alt="AJE-Interne-5221.JPG" class=" GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 10px 10px;" height=
    "148" width="265">&nbsp; La deuxième table ronde était consacrée au rapport qu’entretiennent les médias avec l’Union européenne. Les intervenants devaient apporter des réponses aux multiples
    questions propres au traitement médiatique de l’information européenne, à travers leurs expériences professionnelles mais également personnelles puisqu’ils sont avant tous des citoyens
    européens.<br>
    Deux des intervenants sont des professionnels de l’information, journaliste et bloggeur, tandis que les deux autres sont des acteurs de la communication institutionnelle de l’Union
    européenne.<br>
    <a href="http://www.lacomeuropeenne.fr/" target="_blank">Michael Malherbe, euro-bloggeur</a>, s’exprime surtout en temps que citoyen européen, commentant l’actualité européenne depuis son blog «
    Décrypter la communication européenne ». Les euro-bloggeurs sont aujourd’hui de plus en plus écoutés, notamment par les institutions et deviennent des relais d’informations de premier plan pour
    la société civile européenne. Pour lui, l’Europe pourra être portée par les citoyens quand chacun aura sa propre expérience personnelle vis-à-vis des institutions et non pas un faisceau de
    connaissances plus ou moins juste ou éloigné de la réalité.
  </p>
  <p>
    <br>
    Le deuxième intervenant est Fabrice Pozzoli-Montenay, journaliste spécialiste de l’UE et aujourd’hui secrétaire général de l’Association des Journalistes Européens. Ce dernier dresse un constat
    alarmant du traitement de l’information européenne, avec force d’exemples et de contrastes entre les grands quotidiens nationaux concernant le traitement de l’information. Fabrice
    Pozzoli-Montenay dénonce un « journalisme paresseux » où le traitement se fait de manière franco-centrée et où l’information n’est que trop peu souvent vérifiée. Il témoigne d’une approche
    militante pour améliorer l’information européenne.
  </p>
  <p>
    Les deux autres participants ont décidé d’intervenir en dialogue. Aurélie Valtat (chargée de la communication web au Conseil de l’Union européenne) et Bert Van Maele (qui s’occupe des médias
    sociaux à la DG Communication de la Commission européenne) représentent les acteurs de la communication institutionnelle de l’Union Européenne. Ce duo montre que les institutions connaissent une
    nouvelle génération de communicants qui ne pensent pas l’opposition ou la compétition entre les entités européennes mais bien qui véhiculent l’information en réseaux avec la maitrise des nouveaux
    outils de communication que sont les médias sociaux. Ce dialogue fût assez surprenant dans le sens où les institutions étaient représentées par deux voix se confondant la plupart du temps malgré
    le fait que les intervenants aient rappelé qu’ils prenaient la parole en tant que citoyens travaillant dans les institutions et non comme représentants formels de celles-ci.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff6600;"><em>Compte-rendu réalisé par Matthieu Griffon et Hortense Lasbleis, étudiants dans le Master 2 « Communication politique et sociale » de l’Université Paris 1
    Panthéon-Sorbonne et publiée avec l'aimable accord de Stéphanie Wojcik, Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication<br>
    Responsable pédagogique du Master 1 "Communication politique et publique en France et en Europe".<br></em></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Jan 2012 12:31:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">932dc35efcad8545fb383b77b9e1ad3e</guid>
                <category>Autres rencontres</category>        <comments>http://www.ajefrance.com/article-la-communication-europeenne-quelle-s-voix-pour-l-europe-compte-rendu-97794866-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Alimentation Générale" : un nouveau magazine sur la culture alimentaire en France et en Europe]]></title>
        <link>http://www.ajefrance.com/article-alimentation-generale-un-nouveau-magazine-sur-la-culture-alimentaire-en-france-et-en-europe-96961869.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    « <em>Le repas n’est pas une corvée nutritionnelle, mais une jubilation existentielle.</em> » C’est avec ces mots que le philosophe Michel Onfray présente son projet d’Université populaire du
    goût qui ouvrira en 2012. Son objectif? « … <em>solliciter plus que les sens nobles (ouïe et vue) qui disposent de leurs beaux-arts (peinture, photographie, cinéma, musique), en intégrant les
    sens dits ignobles, au sens étymologique (goût et odorat), pour en finir avec la hiérarchie occidentale entre les cinq sens…</em> ». Voilà pour la philosophie qui présidera également aux destins
    éditoriaux de <a href="http://www.alimentation-generale.fr/" target="_blank">Alimentation Générale</a>.<br>
    <br>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x300/0/00/38/00/AJE-Interne/Logo-AG_fb-1.jpg" alt="Logo AG fb 1" title="Logo Alimentation générale" class=" GcheTexte" style=
    "border: 0px solid #000; margin: 10px 10px;" height="166" width="166"> Mais manger n’a pas la même signification pour tout le monde. Aujourd’hui près d’un milliard de personnes souffrent
    sévèrement de la faim et en 2050, 9 milliards d’humains devront être nourris, ce qui implique le doublement de la production agricole mondiale. Les défis sont énormes, les enjeux mettent en
    mouvement denombreux acteurs dont l’entrecroisement des réflexions et des actions devient de plus en plus difficile à appréhender. Alimentation Générale se fera fort de décrypter.<br>
    Car à mais à ce jour, aucun media français ni européen n’aborde dans un seul et même support l’ensemble des sujets politiques, sociologiques, économiques et culturels que la nourriture des hommes
    sous-tend.<br>
    <br>
    Alimentation Générale fera aussi une part essentielle aux paroles des hommes et des femmes qui contribuent à gérer notre alimentation. Les élus, les producteurs, les institutions, les groupes
    industriels, les décideurs de toutes sortes, dont nous essaierons de démêler mois après mois l’enchevêtrement des circuits de prise de décisions. Mais nous ferons également la part belle aux
    artisans qui produisent, qui transforment, à tous les passionnés qui donnent à notre vie un meilleur goût, qui transmettent leur art en défendant une certaine éthique, toute une nouvelle
    génération qui contribue, grâce à son infinie créativité, à enchanter nos quotidiens ou nos évènements exceptionnels.<br>
    <br>
    Alimentation Générale s’attachera, à travers la plupart de ses articles à toujours donner les points de vue de nos voisins européens ou plus éloignés.<br>
    <br>
    Soutenu à chaque numéro par une iconographie de qualité, spécialement réalisée par des photographes et des illustrateurs reconnus, Alimentation Générale est un magazine qui se veut aussi soigné
    sur le fond que sur la forme. Pour chaque Une, la rédaction fait appel à un artiste, dont le travail est ensuite décliné largement à travers un portfolio en pages intérieures.<br>
    <br>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>L'équipe</strong></span><br>
    La rédaction en chef est assurée par Pierre Hivernat, ancien Chef de rubrique aux Inrockuptibles, ancien Directeur de la programmation et des relations Internationales du Parc et de la Grande
    Halle de La Villette à Paris, rédacteur du guide Omnivore, chroniqueur « cuisine » dans le Club Mediapart, il prépare comme coauteur aux Editions Le Bec en l’air « Itinéraires d’une cuisine
    contemporaine ».<br>
    La rédactrice en chef adjointe est Mathilde Goanec (<a href="http://www.reporters-est.fr" target="_blank">www.reporters-est.fr</a>), journaliste reporter, a collaboré avec Libération, Le Monde
    diplomatique, Le Soir, Le Temps, Regards, Médiapart, Ouest-France... et coordonne le pôle Eurasie de la revue en ligne grotius.fr.<br>
    La Direction artistique est confiée à Stéphane Perche (<a href="http://www.stephaneperche.com" target="_blank">www.stephaneperche.com</a>).<br>
    <br>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>À propos de la diffusion</strong></span><br>
    Alimentation Générale a été fondé à partir d’un réseau qui contribue au contenu et qui assure aussi sa diffusion.<br>
    Au premier chef, la Mission d’animation des agrobiosciences (MAA), dont l’objectif est de favoriser les échanges sociétaux sur des sujets à controverses concernant les avancées des sciences, le
    devenir du vivant, de l’agriculture et de l’alimentation. Ancrée en Midi-Pyrénées (Toulouse), la Mission a une vocation nationale. Elle est notamment impliquée dans l’organisation des États
    généraux de l’alimentation, la conception des débats du ministère de l’Agriculture lors du Salon international de l’agriculture ou la conception de la Semaine internationale de la sécurité et de
    la qualité alimentaires. Les 6000 abonnés à sa newsletter forment un réseau très fidèle et impliqué (voir <a href="http://www.agrobiosciences.org" target=
    "_blank">www.agrobiosciences.org</a>).<br>
    Fulgurances / <a href="http://www.fulgurances.com" target="_blank">www.fulgurances.com</a> est impliqué dans un tout autre domaine : celui de l’événementiel dans l’univers de la jeune cuisine.
    Fort d’une grande notoriété, via notamment les réseaux sociaux, Fulgurances contribue à l’élaboration d’Alimentation Générale et assure sur son site une visibilité au magazine en publiant
    certains articles ou en en complétant d’autres.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <em>Magazine bimestriel de 100 pages</em><br>
    <em>Format 22 x 29 cm</em><br>
    <em>Tirage à 15 000 exemplaires</em><br>
    <em>Distribution nationale en kiosque et dans des lieux clés<br>
    <span style="color: #ff6600;">Sortie en Kiosque prévue le 23 février 2012</span></em>
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
    <strong><span style="color: #ff6600;">Contact</span></strong><br>
    <a href="mailto:m.goanec@alimentation-generale.fr">m.goanec@alimentation-generale.fr</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 12 Jan 2012 15:07:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4bbe7ea2bd1cc8844cc3e0a39b4e00ac</guid>
                <category>Communiqués</category>        <comments>http://www.ajefrance.com/article-alimentation-generale-un-nouveau-magazine-sur-la-culture-alimentaire-en-france-et-en-europe-96961869-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[[Livre] « Nourrir la planète » - Bruno Le Maire, Véronique Auger]]></title>
        <link>http://www.ajefrance.com/article-livre-nourrir-la-planete-bruno-le-maire-veronique-auger-96813225.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/00/38/00/AJE-Interne/nourrirplanete.gif" alt="nourrirplanete.gif" class="GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 10px 10px;" height="278" width=
    "177">Cette année 2012 verra la renégociation du budget de la Politique Agricole Commune. Il peut être utile à ceux qui suivent le sujet de se plonger dans le livre d’entretiens entre Bruno Le
    Maire, ministre de l’agriculture, et Véronique Auger, rédactrice en chef à France3. Ce dossier demeure jusqu’à maintenant&nbsp; quelque peu confidentiel dans cette période électorale en France.
    Et c’est regrettable car il est crucial pour des milliers d’agriculteurs européens dont les revenus dépendent de la PAC.<br>
    <br>
    Les dossiers agricoles sont multiples et particulièrement complexes : contrôle du prix des denrées agricoles pour éviter la spéculation, utilisation des OGM, retour des farines agricoles (le
    ministre s’y dit opposé), sécurité sanitaire (rappelez-vous la panique au « concombre tueur » en 2011), revenus des agriculteurs,&nbsp; compétition mondiale et relations avec les « fonctionnaires
    européens ». Bruno Le Maire veut réaffirmer la place de la France, qui reste un leader parmi les premiers pays agricoles mondiaux, tout en faisant face à une concurrence croissante de l’Allemagne
    et des pays émergents.
  </p>
  <p>
    Le ministre se montre à l’aise dans l’exercice, confirmant son image de « bosseur » qui connait bien ses dossiers, ce qui lui vaut une gratitude du monde paysan qui n’était pas gagnée
    d’avance.&nbsp; Sa bonne connaissance des mécaniques européennes (il a été ministre des affaires européennes en 2009) lui donne une reconnaissance des ses homologues européens. Il ne tombe
    d’ailleurs pas dans l’image facile d’une France qui serait victime de l’Union Européenne, et affirme même que « <em>très souvent la mise en cause de Bruxelles est une façon de masquer sa propre
    impuissance</em> ». Des propos dont beaucoup d'acteurs politiques gagneraient à se souvenir.<br>
    <br>
    C’est aussi un ouvrage de défense de sa politique et de la position française. Mais Bruno Le Maire semble parfois paraître disposer d’une marge de manœuvre étroite, quand il répète que « <em>le
    Président de la République l’a toujours dit : on ne cèdera rien sur le budget de la PAC</em> ». Une posture qui n’est pas de nature à favoriser la négociation avec les autres pays européens.<br>
    <br>
    Notons que les éditions du Cherche-Midi <a href="http://www.nonfiction.fr/article-4176-les_editions_du_cherche_midi_lancent_une_collection_grand_public_sur_leurope.htm" target="_blank">complètent
    ainsi leur collection sur l’Europe</a>, dirigée par Marion Lavenir, et fait suite aux deux ouvrages d’entretiens avec Elisabeth Guigou et José Bové. Une mission de décryptage qui ne paraît peut
    être pas « glamour », mais qui a le grand mérite de ne pas prendre les (é)lecteurs pour des imbéciles.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em>"Nourrir la planète", Bruno Le Maire, entretiens avec Véronique Auger</em><br>
    <em>Ed. du Cherche-Midi</em><br>
    <em>ISBN : 978-2-7491-2156-7</em><br>
    <em>17 €</em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 10 Jan 2012 18:07:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f3b356405f17833c63f054d5818682da</guid>
                <category>Livres</category>        <comments>http://www.ajefrance.com/article-livre-nourrir-la-planete-bruno-le-maire-veronique-auger-96813225-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Voyage en Transnistrie, ou Ubu aux portes de l'Europe.]]></title>
        <link>http://www.ajefrance.com/article-voyage-en-transistrie-ou-ubu-aux-portes-de-l-europe-94167077.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;“<em>La Transnistrie? C’est où?</em>” Réponse classique quand on raconte notre voyage à Tiraspol et Bender, capitale et autre ville importante de ce pays. Dans cette région séparatiste de
    la Moldavie, souvent appelée “<em>plaque tournante de trafic”, “trou noir”</em> ou<em>“dernier bastion soviétique en Europe</em>”, les habitants essayent d’élire un nouveau président.<br>
    <br>
    <img src="http://idata.over-blog.com/0/00/38/00/AJE-Interne/SmirnovAffiche.jpg" alt="SmirnovAffiche" class=" GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 10px 10px;" height="164" width=
    "194"> Avion jusqu’à Bucarest, train de nuit jusqu’à Chisinau, voiture jusqu’à Tiraspol...pour les si rares témoins d’une élection présidentielle qui a eu lieu &nbsp;le 11 décembre dans ce pays,
    autoproclamé indépendant en 1990 au moment de l’éclatement de l’URSS, ce voyage ressemble à un retour dans le temps. Comme une errance volontaire, une fois les ‘chaussures européennes’ changées
    dans la gare d’Ungheni - à la frontière roumano-moldave on change les roues du train pour poursuivre le trajet sur les rails soviétiques - sur les traces de Lénine et de ses acolytes. Comme les
    autres 83 journalistes accrédités difficilement, sur 300 demandes, nous avons étés témoins de la chute du père fondateur du pays, Igor Smirnov, qui a subi une défaite. Ses deux opposants majeurs,
    Yevgeny Shevchuk et Anatoli Kaminski, se retrouveront le 25 décembre lors du second tour du scrutin, car aucun d’eux n’a eu les 50 % plus 1 nécessaires pour une victoire absolue.
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>Détenue pour prise de photos non-autorisée</strong></span><br>
    <br>
    Etant donné que le pays n’est reconnu par aucun pays ni organisation internationale, il va de soi que les journalistes étrangers sont vus avec suspicion. Et l’entrée dans ces contrées relève à la
    foi du domaine ubuesque comme du fantastique. Pour passer la ceci dite frontière avec la Moldavie, il faut disposer d’une accréditation de presse qui n’est délivrée qu’au bout de douze jours
    minimum. Dans notre cas, le défi était double: non seulement le ministère de l’Information devait donner son autorisation, mais aussi le bureau central électoral de la capitale, Tiraspol. Et
    celle-là ne fut accordée qu’après un formulaire traduit en russe expliquant le but du voyage de presse, la durée du séjour, l’adresse personnelle de notre rédacteur en chef et cetera... Mais le
    tour n’était toujours pas joué: la veille de notre déplacement, notre fixeur moldave (parlant russe, roumain et anglais) apprend que la procédure vient de changer: Il nous faut également deux
    photos d’identité pour notre carte d’identité de presse.<br>
    <br>
    Tout ça pour seulement une journée sur place, à peine une dizaine d’heures, étant donné qu’y passer la nuit relève d’un parcours du combattant, sauf si on souhaite passer une nuit en prison. Cela
    semble une fiction mais il faut se méfier: le jour du scrutin, une journaliste moldave de <a href="http://www.rferl.org/"><em>Radio Free Europe</em></a> a été détenue pendant trois heures au
    commissariat de Tiraspol pour prise de photos non-autorisée. Raison: son accréditation n’avait pas encore été tout à fait validée. Notre fixeur, afin d’éviter ce genre de ‘désagréments’, avait
    bien fait de nous préciser que le fameux Soviet Suprême, où siège le parlement, ne peut être photographié que d’un seule angle...<br>
    <br>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>Un journal aux couleurs du drapeau transnistréen</strong></span><br>
    <br>
    &nbsp;<img src="http://idata.over-blog.com/0/00/38/00/AJE-Interne/Smirnovisoloir.jpg" alt="Smirnovisoloir" class=" GcheTexte" style="border: 0px solid #000; margin: 10px 10px;" height="250"
    width="245">En tant que région postsoviétique où la loi est faite par le président sortant, Igor Smirnov (photo de gauche), on pourrait se demander s’il existe vraiment une liberté de la presse.
    Question légitime dans une zone d’effervescence média avec un nombre impressionnant: 20 titres imprimés, 5 radios, 5 postes de télévision, pour seulement 500 000 habitants. Selon Marina
    Alexandrovna, correspondant pour l’édition transnistréenne du journal russe <em>Komsomolskaya Pravda</em>, la presse peut “<em>s’exprimer librement</em>” au sein de son journal et les autorités
    ne semblent pas entraver son travail. Mais un bref regard sur <a href="http://www.kp-pmr.ru/">le portail web</a> de sa publication, aux couleurs du drapeau rouge-vert, suffit pour comprendre son
    orientation nationaliste et pro-russe. Ainsi, tout le monde ne partage pas l’avis d'Alexandrovna. Eugène Abramov, étudiant basé à Tiraspol mais suivant une formation de journalisme à distance à
    l’Université de Saint-Pétersbourg, raconte qu’il a personnellement subi la censure lors d’un stage au sein d’une chaîne de télévision locale. On lui avait fait comprendre qu’il “<em>valait mieux
    ne pas trop critiquer le président</em>”. Or, cet étudiant déçu avait fini par quitter le service politique intérieur pour le service société, où ses propos étaient moins contrôlés. Pour lui,
    cette première expérience professionnelle a donné le ton. L’’exemple le plus saillant du manque de liberté de la presse est sans aucun doute le cas de Ernest Vardabean, journaliste moldave qui
    fut emprisonné pour “trahison et espionnage”. Rien d’étonnant que Abramov s’est inscrit à l’Université de Saint Petersburg, dont le diplôme lui permettra de trouver facilement un emploi de
    journaliste en dehors de la Transnistrie: en Ukraine, en Géorgie, en Russie, où le climat journalistique n’est toutefois pas plus avantageux...<br>
    <br>
    D’ailleurs, en Transnistrie, des 20 journaux seulement trois se disent “indépendants”. Le journal <em>Chelovek I ego prava</em> (“l’homme et ses droits”) à Tiraspol est un d’entre eux; ses
    enquêtes sur des violations de droits de l’homme ont coûté &nbsp;à son rédacteur en chef des intimidations physiques et psychologiques, <a href="http://www.osce.org/fom/14399">rapportées par
    l’OSCE</a>. Tous les autres journaux sont financés et contrôlés par l’Etat ou ont des liens étroits avec les autorités, comme un des plus anciens, <em>Dnestrovskaia Pravda,</em> “la vérité
    transnistréenne”. En vérité, les analystes ont tendance à voir dans ce foisonnement de petits médias sans ressources propres et viables un atout pour les autorités en place. Il leur permet de
    véhiculer leurs messages où elles veulent, quand elles veulent.<br>
    <br>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>Aucun bousculement</strong></span><br>
    <br>
    En tant que journaliste néerlandaise basée à Paris, j’étais étonnée de voir à Tiraspol à quel point il était facile de m’approcher de Smirnov et de le photographier (voir la photo illustrant cet
    article). Mais surtout, les journalistes présents (dont la plupart étaient issus de l’Europe de l’Est, sauf quelques médias occidentaux comme <em>Euronews</em> et notre site, <em>Presseurop</em>)
    ne se sont pas basculés, ne se sont pas précipités comme auraient fait les médias dans n’importe quel autre pays occidental. J’aurais même pu lui poser des questions si j’avais parlé le
    russe...Les journalistes ont calmement patienté que Smirnov glisse son bulletin de vote et quitte la salle pour lui poser des questions. L’attitude des journalistes vis-à-vis du chef d’Etat est
    marquée par une réserve physique aussi bien que verbale. Elle est symbolique de l’emprise du pouvoir sur les médias, mais aussi de l’esprit postsoviétique d’un peuple que n’a connu comme
    président que le père fondateur de la nation, imprégné d’humilité et de respect pour celui qui &nbsp;- jusqu’à présent - garantit leur indépendance et le soutien de la Russie. Rien d’étonnant,
    affirme Alexandr Cliuicov, d’<a href="http://www.imedia.md/"><em>Imedia</em></a><em>,</em> une agence de presse moldave spécialisé dans les analyses et les commentaires. “<em>Les gens ordinaires
    ne s’expriment pas, ils ont un grand respect, voire peur du pouvoir. Ils ne sortiraient jamais de la vie leur appareil photo devant leur chef d’Etat!</em>” &nbsp;<br>
    <br>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>“Un corps étranger dans notre pays”</strong></span><br>
    <br>
    Intéressante est aussi l’attitude de la presse moldave, qui a suivi très peu et avec parcimonie cette élection: “<em>Si on suit et si on transmet des infos, on risque de cautionner ainsi
    l’existence de l’Etat</em>”, nous a-t-on été spécifié. Certains, comme Sorina Ştefârţă, rédactrice en chef web du quotidien moldave <a href="http://timpul.md/"><em>Timpul,</em></a> ne
    s’intéressent guère au conflit avec leurs ‘voisins transnistréens’. A la question de savoir pourquoi Timpul ne couvre pas les présidentielles, elle nous répond: “<em>Pourquoi je m’y rendrais?
    Qu’est-ce qu’on peut raconter de nouveau? Même si Smirnov est remplacé, ce sera un nouveau Smirnov</em>”. Selon elle, la Moldavie ferait mieux de se débarrasser de cette région séparatiste.
    “<em>C’est un corps étranger dans notre pays, il s’agit vraiment d’un autre peuple. L’indépendance serait mieux pour tout le monde</em>”. A son avis, elle dit à haute voix ce que tout le monde
    pense en Moldavie, y compris la classe politique. “<em>Moi-même j’ai peur d’aller là-bas. On n’est jamais sûr de ce qui peut arriver en tant que journaliste moldave</em>”. Un statut d’autonomie
    au sein de la Moldavie? Ştefârţă n’y croit pas: “<em>Je ne pense pas que la Moldavie puisse entretenir la Transnistrie comme le fait la Russie à présent</em>”. &nbsp;(Il faut savoir que pour les
    Transnistriens, le gaz russe est gratuit et les retraités transnistréens touchent un complément de l’Etat russe.) Le manque d’amour est réciproque: les autorités ont refusé aux médias
    audiovisuels moldaves toute connexion télé par satellite lors des élections présidentielles, ce qui montre le climat de méfiance mutuelle.<br>
    <br>
    <span style="color: #ff6600;">Judith Sinnige</span> et <span style="color: #ff6600;">Iulia Badea Guéritée</span>, <a href="http://www.presseurop.eu/" target="_blank">Presseurop.eu</a><br>
    <em>correspondance de Transnistrie</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <hr>
  <p>
    <strong>A lire sur le même sujet sur Presseurop.eu&nbsp;:</strong>
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1266621-scrutin-de-dupes-tiraspol" target="_blank">http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1266621-scrutin-de-dupes-tiraspol</a>
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.presseurop.eu/fr/content/article/480301-la-tentation-de-moscou">http://www.presseurop.eu/fr/content/article/480301-la-tentation-de-moscou</a><br>
    <br>
    <a href=
    "http://www.presseurop.eu/fr/content/blog/1299971-le-soleil-n-est-pas-pret-de-se-lever-l-est">http://www.presseurop.eu/fr/content/blog/1299971-le-soleil-n-est-pas-pret-de-se-lever-l-est</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Dec 2011 16:36:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">79581ed7f92bc40fac952bcb02c0b2c6</guid>
                <category>Informations européennes</category>        <comments>http://www.ajefrance.com/article-voyage-en-transistrie-ou-ubu-aux-portes-de-l-europe-94167077-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Performances des politiques sociales en Europe : que pouvons-nous apprendre de nos voisins ?]]></title>
        <link>http://www.ajefrance.com/article-performances-des-politiques-sociales-en-europe-que-pouvons-nous-apprendre-de-nos-voisins-92554535.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;">
    l’Association des Journalistes Européens vous invite à<br>
    la conférence de presse<br>
    <br>
    <span style="color: #ff6600;">le 21 décembre à 16 heures</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 14pt; color: #ff6600;"><strong>"Performances des politiques sociales en Europe" :</strong></span><br>
    <span style="font-size: 14pt; color: #ff6600;"><strong>que pouvons-nous apprendre de nos voisins ?</strong></span><br>
    <br>
    avec les auteurs
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <img src="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/photos/267246.jpg" class="CtreTexte" alt="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/photos/267246.jpg" width="150" height="192"><br>
    <strong><span style="color: #ff6600;">Michel Heinrich</span></strong><br>
    <em>Député UMP</em><br>
    <br>
    <br>
    <img src="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/photos/332614.jpg" class="CtreTexte" alt="http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/photos/332614.jpg" width="150" height="192">&nbsp;<br>
    <span style="color: #ff6600;"><strong>Régis Juanico</strong></span><br>
    <em>Député PS</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Les députés Michel Heinrich (UMP) et Régis Juanico (PS) ont un an durant parcouru l'Europe et interrogé les experts pour comparer les systèmes sociaux, leur efficacité et leur coût.<br>
    <br>
    Désignés en octobre 2010 par le Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques, ils ont établi un audit documenté pour savoir ce que les politiques françaises de lutte contre la
    pauvreté, le chômage, l'exclusion ou l'aide aux familles pouvaient avoir à apprendre des expériences de nos voisins européens.<br>
    <br>
    Ils présenteront les conclusions de leurs rapports et répondront aux questions des journalistes.<br>
    <br>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <br>
    Au CAPE, Centre d'Accueil de la Presse Étrangère<br>
    Grand Palais - Cours la Reine - Perron Alexandre III -&nbsp; 75008 Paris<br>
    Tél +33 1 53 76 90 60&nbsp; - <a href="http://www.capefrance.com">www.capefrance.com</a><br>
    <br>
    <em>Merci de confirmer votre présence</em><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    Contact AJE :&nbsp; Sylvain Lapoix- <a href="mailto:slapoix@ajefrance.com">slapoix@ajefrance.com</a><br>
    <br>
    Contact CAPE : Gaëlle Pério - 01 53 76 90 79<br>
    <a href="mailto:gaelle.perio@capefrance.com">gaelle.perio@capefrance.com</a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 15 Dec 2011 15:25:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7301a7133fe81de271d599df426814c4</guid>
                <category>Rencontres AJE/CAPE</category>        <comments>http://www.ajefrance.com/article-performances-des-politiques-sociales-en-europe-que-pouvons-nous-apprendre-de-nos-voisins-92554535-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’association des journalistes européens aux 1eres journées de la presse régionale]]></title>
        <link>http://www.ajefrance.com/article-l-association-des-journalistes-europeens-aux-1eres-journees-de-la-presse-regionale-89594248.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Parmi les nombreuses réunions actuellement consacrées à la profession, ces 1eres journées de la presse régionale occupaient une place à part pour l’AJE. L’association s’est engagée depuis
    plusieurs mois dans des rapprochements avec les nombreux clubs de la presse, pour aller à la rencontre des journalistes hors Paris et évoquer le traitement des sujets européens dans les
    rédactions de province (voir par exemple la <a href="http://www.ajefrance.com/article-premiere-rencontre-du-journalisme-europeen-de-proximite-73753143.html">1ere rencontre du journalisme européen
    de proximité à Nantes</a>).
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/00/38/00/378946_318214701528641_100000203427379_1480501_2053484253_n.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "378946_318214701528641_100000203427379_1480501_2053484253_n.jpg" height="198" width="300">
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><em>(Karl Sivatte, Samar el Gamal, Willy Bracciano)</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cette manifestation était donc une occasion exceptionnelle de rencontrer des journalistes de la Martinique,&nbsp; de Guadeloupe,&nbsp; de Guyane, de Cuba, de Sainte Lucie, de la Dominique,
    d’Egypte, d’Haïti, de Guadeloupe, et bien sûr de France métropolitaine. Organisée par le club de la Presse Martinique, avec le soutien de l’Union des clubs de la presse de France et francophone
    (<a href="http://www.ucp2f.org/">http://www.ucp2f.org/</a>) &nbsp;elle s’est tenue du 10 au 13 novembre à Fort de France.
  </p>
  <p>
    L’Europe, et la façon de l’aborder en tant que journaliste était l’un des premiers sujets abordés. La Martinique (et les autres territoires d’Outre-Mer) est une région bénéficiaire d’importants
    fonds structurels européens, aussi bien pour les aides sociales que pour les aides de développement. &nbsp;Le modérateur, Gabriel Gallion de France-Antilles, n’a pas manqué de rappeler &nbsp;que
    malgré cela, la participation n’avait été que de 12% lors des dernières élections parlementaires européennes. Il a donc été question de l’impact de l’UE sur la vie régionale, sur les industries,
    l’agriculture, les infrastructures, de la difficulté à rapprocher citoyens et institutions européennes, et des angles journalistiques permettant de parler Europe de façon concrète. En français et
    parfois en créole, les échanges ont été extrêmement variés, courtois et chaleureux.
  </p>
  <p>
    Ces journées se sont montrées aussi une occasion exceptionnelle d’échanger aussi sur la situation de la presse dans les Caraïbes, une zone souvent ignorée des médias européens.
  </p>
  <p>
    La question de l’insularité pose parfois des problèmes particuliers aux journalistes, qui se trouvent en «&nbsp;vase clos&nbsp;» avec des responsables politiques parfois bien décidés à
    «&nbsp;diriger&nbsp;» la presse locale. &nbsp;Il a parfois été déroutant de voir une journaliste cubaine fustiger les journalistes et blogueurs opposants au pouvoir castriste en les désignant
    comme «&nbsp;mercenaires au service des Etats Unis&nbsp;» et être applaudie par une partie de la salle…
  </p>
  <p>
    Willy Bracciano, enfant de la Martinique, très respecté pour son travail de grand reporter à France24 et sa couverture de nombreux conflits, a témoigné sur le travail des reporters en terrains de
    crise.
  </p>
  <p>
    Durant le désormais traditionnel débat sur les nouveaux moyens de communications (réseaux sociaux, Twitter et autres), certains journalistes ont demandé que soient mis en place des
    «&nbsp;garde-fous&nbsp;» pour éviter la propagation incontrôlée de rumeurs. Ce qui a été aimablement recadré par Pierre Gotson, responsable du site internet d’information haïtien <a href=
    "http://www.alterpresse.org/">alterpresse.org</a> .
  </p>
  <p>
    Pour clore ces journées ponctuées d’interventions d’excellentes qualité, Samar El Gamal, journaliste égyptienne, a retracé le chemin de la révolution égyptienne, expliqué le rôle joué par les
    médias pro-changement et le retour actuel des journalistes pro-Moubarak dans les organes de presse.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff6600;">Contact Club de la presse Martinique&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <em><a href="mailto:clodbourgrainville@gmail.com">Claude Bourgrainville</a>, président</em>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ff6600;">Contact UCP2F&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <em><a href="mailto:k.sivatte@ucp2f.org">Karl Sivatte</a></em> , président
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Nov 2011 14:11:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7df86b24f14149127b8e0c7bbf506ba7</guid>
                <category>Autres rencontres</category>        <comments>http://www.ajefrance.com/article-l-association-des-journalistes-europeens-aux-1eres-journees-de-la-presse-regionale-89594248-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Après la censure militaire, la presse turque sous contrôle politique]]></title>
        <link>http://www.ajefrance.com/article-apres-la-censure-militaire-la-presse-turque-sous-controle-politique-89585465.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <a class="nopopup" onclick="return !window.open(this);" href="http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/dynimagecache/6-6-3485-1993-561-321/media/images/SIPA_ap21031816_000002.jpg"><img src=
    "http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/dynimagecache/6-6-3485-1993-561-321/media/images/SIPA_ap21031816_000002.jpg" class="CtreTexte" alt=
    "http://cdn3.myeurop.info/sites/default/files/dynimagecache/6-6-3485-1993-561-321/media/images/SIPA_ap21031816_000002.jpg" height="258" width="435"></a><br>
    Par&nbsp; <span class="views-field-field-last-name-value"><span class="field-content"><a href="http://fr.myeurop.info/profile/delphine-nerbollier">Delphine Nerbollier</a></span></span>
    <span class="views-field-field-city-value"><span class="field-content">(Istanbul - pour <a href="http://fr.myeurop.info/" target="_blank">Myeurop.info</a>)</span></span>
  </p>
  <p>
    Le procès de 11 journalistes accusés d'avoir soutenu un complot contre le premier ministre Erdogan s'est ouvert aujourd'hui en Turquie. Il pose le problème de la liberté de la presse, dans un
    pays où 63 journalistes sont derrière les barreaux alors que 50 autres sont menacés de les rejoindre.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Rien ne prédisposait des journalistes d’horizons aussi différents que Bedri Adanir, Soner Yalcın ou Ahmet Sik, à apporter leur contribution à la même publication. Kurdes, nationalistes de gauche,
    islamistes ou journalistes d’investigation, ils sont 39 à avoir participé, de leurs cellules, au premier numéro du "Journal emprisonné" sorti cet été en Turquie et dont le numéro deux est en
    préparation.<br>
    Prisonniers politiques ?<br>
    <br>
    Cette initiative est une première mondiale dont les dirigeants turcs ne peuvent être fiers explique Ercan Ipekci, président du syndicat des journaliste de Turquie et qui a porté ce projet à bras
    le corps.<br>
    <br>
    <em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; "Réaliser un tel journal est un travail de longue haleine. Il faut communiquer à plusieurs reprises par lettre avec nos collègues emprisonnés dans tout le pays avant de
    recevoir leurs articles écrits à la main et les mettre en page".</em><br>
    <br>
    Ce premier numéro comprend 12 pages d’articles, auto-interviews et commentaires de journalistes dont certains sont en détention provisoire depuis plus de 3 ans. Tous sont poursuivis pour
    "appartenance" ou "soutien" à une "organisation terroriste" ou pour "propagande terroriste".<br>
    <br>
    <em>"Ces journalistes ne se seraient probablement jamais croisés dans la même rédaction dans des conditions normales</em>", regrette Ercan Ipekci.<br>
    <br>
    <em>&nbsp;&nbsp;&nbsp; "Notre but a été de leur donner la parole pour qu’ils puissent se défendre. Sont-ils des terroristes ou défendent-ils des opinions ? Aucun d’entre eux n’a pris les armes,
    jeté de cocktail molotov ni suivi d’entrainement terroriste !",</em><br>
    <br>
    s’insurge-t-il en pointant du doigt la loi anti-terroriste passée en 2006 par l’actuel parti au pouvoir (AKP, Parti de la justice et du développement).<br>
    Une législation préoccupante<br>
    <br>
    Après cinq années d’application, les critiques pleuvent sur cette loi. La semaine dernière, lors d’une conférence à Istanbul, le Commissaire européen chargé de l’élargissement, Štefan Füle, a
    exprimé sa "<em>préoccupation envers cette législation anti-terroriste et ses interprétations qui ne protègent pas convenablement la liberté d’expression</em>".<br>
    <br>
    Le journaliste d’investigation Ahmet Sik est devenu, malgré lui, le symbole des abus de cet arsenal juridique. En mars, il a été arrêté pour son aide supposée à l’organisation terroriste
    nationaliste Ergenekon, alors même qu’il finissait la rédaction d’un brulot sur la confrérie religieuse de Fethullah Gulen. Le 18 septembre dernier, une manifestation de soutien au journaliste
    emprisonné depuis 200 jours avait réuni des centaines de personnes dans les rues d'Ankara, dont de nombreux journalistes protestant contre le contrôle du pouvoir sur la presse.
  </p>
  <p>
    <em><a href="http://fr.myeurop.info/2011/11/22/apres-la-censure-militaire-la-presse-turque-sous-controle-politique-3895" target="_blank">Lire la suite de l'article sur Myeurop.info</a></em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Voir aussi notre article <a href="http://ajefrance.eurosblog.eu/spip.php?article78" target="_blank">"La section turque de l’AJE appelle à la libération des journalistes emprisonnés"</a>
  </p>
  <p>
    et le <a href="http://fr.rsf.org/turquie-le-proces-d-ahmet-sik-et-nedim-22-11-2011,41425.html" target="_blank">communiqué de Reporters sans Frontières<br></a>
  </p>
  <p>
    <a href="http://fr.rsf.org/turquie-le-proces-d-ahmet-sik-et-nedim-22-11-2011,41425.html" target="_blank"><br></a>
  </p>
  <p>
    <span class="views-field-field-city-value"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Nov 2011 11:54:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5d27d7ce434c891c49d240c62bb39910</guid>
                <category>Informations européennes</category>        <comments>http://www.ajefrance.com/article-apres-la-censure-militaire-la-presse-turque-sous-controle-politique-89585465-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
