26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 10:35

Nous venons d'apprendre le décès brutal de Christophe Midol-Monnet, qui fut l'un des piliers de Euronews de 1994 à 2011. Peu de journalistes ont mis autant d'énergie que lui à développer les sujets européens, et il a contribué à faire d'Euronews le grand média transnational d'aujourd'hui, avec modestie et professionnalisme.

Christophe était aussi un un gourmet, un être chaleureux, disponible, qui a été l'un des vice-présidents de l'AJE France. Toutes nos pensées à sa famille.

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 18:22

Alors que la violence atteint un niveau dramatique en Ukraine, plusieurs organisations de journalistes à travers l'Europe font connaitre leur inquiétude.

 

[MaJ le 22 février 2014] : Reporters Sans Frontières lance un appel aux dons pour l'achat de gilets pare-balles et d'équipements de protection pour les journalistes ukrainiens :

"Tous nos interlocuteurs ont souligné le manque cruel d'’équipements de protection. Grâce au soutien de Reporters sans frontières, 90 casques ont déjà pu être distribués, mais les besoins sont de plus en plus importants. L'’achat de gilets pare-balles, en particulier, est indispensable.
Nous avons besoin de votre soutien dans les heures qui viennent. Lundi soir, nous devrons engager des dépenses supplémentaires permettant de venir en aide aux journalistes ukrainiens. Chaque don est utile et financera directement la mise à disposition, la semaine prochaine, d'’équipements de protection sur le terrain. Nous avons besoin de 7 000 euros."

Pour effectuer un don en ligne, cliquez ici.

 

 

[Le 21 février 2014] : La fédération européenne des journalistes (FEJ) fait ainsi savoir que  "La violence contre les journalistes en Ukraine exige un engagement international" et recense au 20 février "un journaliste tué et 167 blessés".

http://europe.ifj.org/fr/articles/la-violence-contre-les-journalistes-en-ukraine-exige-un-engagement-international

 

La FEJ indique que:

"- un nombre impressionnant de cas de violence et de harcèlement à l'encontre des journalistes , y compris l'assassinat du journaliste Vyacheslav Veremyi ;

- les preuves évidentes que les journalistes ainsi que les autres professionnels des médias et des organisations de médias sont directement visés et attaqués en raison de leur travail ;

- une culture d'impunité, faute d'enquêtes et de poursuites suite aux crimes commis contre les journalistes, les professionnels des médias et des organisations de médias ;

- que les autorités ukrainiennes se sont engagées dans une politique de blocage, de censure et d'entrave à l'égard des organisations de presse, en particulier pendant les manifestations et les actions de protestation;

- que les pressions économiques et d'autres méthodes indirectes de dissuasion continuent d'être utilisées par les autorités ukrainiennes afin de décourager les reportages critiques."

 

 


L’association de la presse étrangère en Allemagne exprime pour sa part sa vive inquiétude en raison des dangers encourrus par les journalistes qui rendent actuellement compte des événements en Ukraine.


Depuis fin novembre, la brutalité des agressions auxquels nos collègues sont confrontés s’est accrue et rend l’exercice de leur profession toujours plus difficile comme le confirment les informations sur des enlèvements, des mauvais traitements et des actes répréhensibles. Des collègues sont attaqués bien que leur qualité de journaliste soit clairement reconnaissable. Certains ont dû par sécurité quitter le pays.


Nous suivons avec attention les actes de violence physiques et psychiques commis en Ukraine contre nos collègues et condamnons ces atteintes à la liberté de la presse.


Nous ne voulons pas rester inactifs et appelons toutes les personnes attachées à la liberté de la presse  à leur exprimer leur solidarité à nos collègues. Ils travaillent dans des conditions particulièrement difficiles et risquent quotidiennement leur vie pour rendre compte de ces événements. 

Association de la presse étrangère en Allemagne
Verein der ausländischen Presse in Deutschland
www.vap-deutschland.org
contact: [email protected]
président: Pascal Thibaut [email protected]

 

[Maj] Ce texte a été relayé par des journalistes polonais : http://listwsparcia.wordpress.com/

 

 

Enfin, la European association of journalists, dont fait partie l'AJE France, demandait dès le 3 février au président Yanukovitch de faire cesser les attaques contre les médias.

 

 

 

La section française de l'association des journalistes européens s'associe à ces appels et invite les autres associations et organes représentatifs des médias à les relayer.

 

 


Le texte original

 

VAP solidarisch mit Journalisten in der Ukraine
 
Der Verein der Ausländischen Presse in Deutschland ist sehr beunruhigt über die Gefährdung der Journalisten, die derzeit über die Ereignisse in der Ukraine berichten. Seit Ende November letzten Jahres nimmt die Brutalität der Übergriffe, zu mit denen sie an ihrer Arbeit gehindert werden sollen. Wir erhalten Berichte von Entführungen, Misshandlungen und Willkür. Journalisten werden attackiert, obwohl sie sich ausweisen können und als Presseberichterstatter deutlich erkennbar sind. Einige von ihnen haben das Land verlassen müssen, weil ihre Sicherheit nicht länger gewährleistet war.
Wir können diese eklatanten Verletzungen der Pressefreiheit nicht schweigend hinnehmen. Wir wollen nicht untätig bleiben angesichts dessen, was mit unseren Kollegen in der Ukraine geschieht. Jede Verletzung der Pressefreiheit, jeder Akt physischer und psychischer Gewalt wird aufmerksam von uns verfolgt. 
Wir appellieren an alle, denen die Freiheit des Wortes etwas bedeutet, sich mit den Journalisten in der Ukraine solidarisch zu zeigen. Sie arbeiten unter schwierigsten Bedingungen und riskieren bei der Ausübung ihres Berufs Tag für Tag ihr Leben.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 16:36

csm journaux crise 62b7647fc7Lors de son dernier congrès, en novembre dernier, l'AEJ (Association of European Journalists dont l'AJE-France fait partie) a décidé de lancer une réflexion collective sur la question du financement des médias européens.

Voici la contribution que l'AJE-France a fait parvenir aux autres sections nationales et au bureau de l'AEJ. Il ne s'agit pas d'une proposition définitive mais de pistes de réflexion concernant l'information en Europe, les médias et les institutions.

 

 

 

Les financements européens : éléments de réflexion

 

L’information européenne fait face à une double crise : celle, généralisée, qui touche les médias et leur modèle économique; la crise de confiance envers l’UE et le projet européen.

La seconde crise devrait encourager les journalistes et les entreprises de média à développer des médias européens. La première crise rend cette ambition difficile à réaliser.
Suite à la polémique qui a suivi la publication de l’appel d’offre de la Commission européenne pour la création d’un média en ligne, il est nécessaire de réfléchir à la manière dont peuvent être initiés, aidés et développés des projet éditoriaux européens.

 

Deux stratégies pour le développement de l’information européenne de qualité sont possibles:

- créer de nouveaux médias spécifiquement dédiés

- européaniser les médias nationaux existants


Pour être crédible, la démarche de l’AEJ doit être plus large que le simple financement de “média” et porter sur “l’information” en tant que telle.

 

Quel rôle pour l’UE?
 

La question première est de savoir si les institutions européennes ont la légitimité pour financer l’information, au même titre que la quasi totalité des gouvernements nationaux financent des services publics de l’information.


Cette question fait débat parmi les journalistes en Europe, issus de traditions différentes et travaillant dans des contextes variés. Les institutions européennes, et en particulier la Commission, ne facilitent pas la réflexion, comme en a témoigné la polémique autour du projet qualifié de “Pravda européenne” en juin dernier.

 

Or, dans le même temps, au sein de l’UE, nous nous retrouvons face à une variété de mécanismes.

Comme le notait récemment le blog Décrypter la Communication européenne,  “la confusion [est] permise au vu du maquis plus ou moins confus de financements, il faut tenter de faire la part des choses entre :

- des financements pluriannuels et transparents de médias européens qui n’existeraient pas dans leur conception paneuropéenne et leur multilinguisme sans le soutien de l’UE ; et dont l’indépendance éditoriale et la déontologie journalistique sont garanties : Presseurop, Euradionantes, Café Babel appartiennent à cette catégorie ;

- des financements ponctuels et opaques de médias européens ou nationaux qui correspondent davantage à des opérations de partenariats / publi-rédactionnels / publicités dont l’opportunité est contestable faute d’une information explicite du public tant pour l’UE que pour les médias en cause : le tour d’Europe de la matinale de France Inter tombe sous cette catégorie ;

- des financements mixtes à la fois “structurels” et liés à des co-productions particulières correspondent à l’impossible équation d’Euronews, à la fois subventionné par la Direction Générale Communication de la Commission européenne et coproducteur de programmes avec des Directions Générales de la Commission.

 

Dans le même temps, le Parlement et la Commission financent Europarl TV et Europe by Satellite, qui produisent des contenus utilsiés par les médias, principalement audiovisuels.

En outre, le Parlement européen vote des lignes budgétaires de soutien dans tous les sens via des procédures d’appels d’offres ponctuels et offre des facilités aux médias télés et radios qui souhaite réaliser des interviews, voir des programmes complets. Equipes de tournage, plateau télé, studio radio, matériel, montage, personnel, tout est pris en charge par les services audiovisuels du Parlement europeen au titre de l’aide nécessaire aux organes de presse pour maximiser le traitement de l’actualité européenne.


Le Parlement français finance, via ses deux chambres les deux chaînes parlementaires françaises, LCPAN et Public Sénat. Ces organes partagent le même canal sur la TNT (Canal 13). La dotation globale des deux chaines s’apparente au budget d’une petite chaine d’information en continu. En 1999, la chaine parlementaire a été crée par une loi qui fixe ses missions de traitement de l’actualité de l’Assemblée Nationale et du Sénat (Séances, projets et proposition de loi, commissions,  rapport, mais également programme de décryptage sur les faits politiques et de sociétés, documentaires…). Cette loi garantit également aux deux chaines une indépendance totale des rédactions face aux politiques et aux institutions.  Les chaines sont donc soumises à la convention collective du journalisme et entreprise de presse.

D’autre part, le traitement de l’actualité européenne fait également partie de leurs missions.

 

La responsabilité des programmes médias est incohérente au sein des institutions.

Au Parlement européen, c’est la commission Culture qui gère les programmes médias, mais à la Commission, la DG Communication dépend de Viviane Reding, commissaire à la Justice, aux Droits fondamentaux et à la Citoyenneté. Dans aucun pays médias et communication ne dépendent du ministère de la Justice.

De plus, cela montre que la frontière entre information et communication n’est pas claire pour la Commission

En outre, le rapport du Groupe de haut niveau sur la liberté et le pluralisme des médias remis à Nellie Kroes, commissaire à la Stratégie numérique, a démontré que la Commission européenne n’est pas cohérente dans son approche de la question des médias.


Il apparaît nécessaire que l’UE organise plus lisiblement les programmes qu’elle finance ou appuie, et qu’elle sépare clairement la communication de l’information.


Comment repenser l’aide à l’information ?

La question du multilinguisme est primordiale. Comment relancer un projet comme Presseurop ?

Le principal objectif de l’UE ne devrait-il pas être justement de permettre l’échange de contenus entre les sphères publiques plutôt que financer la création de contenus propres ?

Un tel projet doit-il être concentré sur une seule plateforme ou être disséminé dans tous les médias nationaux ?

La question se pose également de la manière dont l’UE lance les projets ou attribue les aides.

Indépendemment du cas Presseurop, les appels d’offres multiannuels sont problématiques parce qu’ils attribuent un financement à un seul acteur et pour plusieurs années et parce que c’est la Commission qui définit le cadre du projet voire ses contenus (voir l’appel d’offre contesté de l’été dernier). Mais leur avantage est de donner les moyens à cet acteur de développer un projet à moyen ou long terme, et pas uniquement ponctuellement.

Les appels à projet de la Commission ou du Parlement permettent de répartir l’argent disponible entre plusieurs acteurs et pour une durée relativement courte. Mais là encore ce sont les institutions qui définissent le cadre. On voit par exemple que les financement du Parlement pour 2014 sont de l’aide à la communication (montrer le rôle du Parlement et les bonnes choses qu’il fait) plus qu’à un projet éditorial.


ll faudrait donc penser à une structure paritaire, qui étudie des projets pour attribuer des sommes définies à l’avance mais sans cadre élaboré par une DG auquel il faut se conformer. Les projets devraient être portés par des médias de plusieurs pays, avec un prisme européen et multilingues. Ponctuels ou de plus long terme. L’important étant que l’UE ne soit pas le maître d’oeuvre, mais seulement le contrôleur de l’utilisation des fonds et du respect des engagements.


Dans ce cadre, on pourrait envisager une fondation ou un comité représentatif.

Qui en ferait partie ?

Qui serait représentatif au niveau européen ?

Pour que le projet éditorial, et pas seulement la répartition de l’argent disponible à Bruxelles, soit l’objet principal de cette instance, il faudrait qu’elle soir composée de journalistes reconnus, des experts et éventuellement de patrons de presse.

Du côté des  entreprises médias, la question est de les sensibiliser à la dimension européenne du secteur, les encourager à développer des projets et des collaboration.

Le projet Europa, collaboration entre 6 quotidiens européens (Le Monde, Süddeutsche Zeitung, The Guardian, El País, La Stampa, Gazeta Wyborcza) est une bonne idée mais ne bénéficie pas d’un engagement suffisant des journaux en question devient de moins en moins consistent.

Ce type de collaboration devrait pourtant être encouragé et soutenu, pour que les projets européens deviennent plus grand public et ne soient pas l’apanage de quelques opérateurs spécialisés.

D’un point de vue journalistique, la déontologie doit figurer parmi les critères de financement des projets éditoriaux. Pour cela, on peut se baser sur des textes existants, comme la charte de Munich, ou le texte du Spiil, etc.

Enfin, pourquoi pas donner le label “service d’intérêt général” à ces financements ?


 
Apport de réflexion :

Nous proposons de rencontrer des acteurs et experts pour alimenter la réflexion menée par l’AJE.

Les questions posées seraient autour de ces thèmes :

  • Les institutions de l’Union européenne (Parlement, Commission) ont-elles la légitimité pour soutenir des organes de presse ?
  • Quelle Direction Générale vous semble la plus pertinente/compétente pour gérer le dossier des soutiens à la presse ?
  • Qui devrait gérer un éventuel financement : les institutions ? Un organe intermédiaire, doté d’un comité représentatif ?
  • Les financements à la presse doivent-ils être conditionnés au respect de la déontologie ?
  • La notion de média financé uniquement par des fonds européens vous semble-t-elle acceptable ? Avec quelles limites ?
  • Est-il envisageable à terme de créer un vrai service public d’information européen (voir les exemples Euronews – Euranet) ?

 

Documents utiles :

http://euromedaudiovisuel.net/p.aspx?t=general&mid=163&l=fr 

Groupe de travail sur le financement

Le groupe de travail sur le financement de l’unité d’appui au renforcement des capacités du programme Euromed Audiovisuel III est le pilier de la composante « financement » du programme, qui prévoit de réfléchir avec des acteurs sud méditerranéens à un projet de nouveau mécanisme financier qui pourrait renforcer les coproductions régionales dans le sud de la Méditerranée…)

 

Les subventions accordées par le Parlement :

http://www.europarl.europa.eu/tenders/subventions_2012.htm

 

Europe Créative:

http://ec.europa.eu/culture/creative-europe/index_fr.htm

 

Document du Conseil :

http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/educ/139725.pdf

 

“Council conclusions and of the representatives of the Governments of the Member States, meeting within the Council, on media freedom and pluralism in the digital environment”

“EDUCATION , YOUTH, CULTURE and SPORT Council meet” 25-26 novembre 2013

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:47

L’assemblée générale de l’AJE, l’Association des journalistes européens, s’est tenue le 6 février. A cette occasion, Nora Hamadi (Public Sénat) a été reconduite à la présidence. Un nouveau secrétaire général, Eric Maurice (Courrier International / Presseurop), a été élu en remplacement de Fabrice Pozzoli-Montenay, qui est désormais en charge des partenariats et relations avec les écoles.   


Le bureau de l’association a été élu à l’unanimité :

 

Présidente : Nora Hamadi [Public Sénat]

Secrétaire général : Eric Maurice [Courrier International / Presseurop]  

Trésodier : Sylvain Lapoix [indépendant]

Vice-Présidents:

Fabrice Pozzoli-Montenay [OTR Global / indépendant] en charge des partenariats / relations avec les écoles,

Gilles Bruno [Observatoire des médias] en charge de la communication,

Nicolas Gros-Verheyde [Bruxelles2 / Ouest France] en charge des relations avec les institutions européennes à Bruxelles;

Cécile Barbiere [Euractiv] en charge des événements;

Jean-Sébastien Lefebvre [Contexte] en charge du numérique;

Sophie Vaneecke en charge des relations avec les clubs de presse régionaux.



L’assemblée générale a également fait le point sur ses activités :


Prix_louise-Weiss.pngLe prix Louise Weiss, créé en 2005 par la section française de l'Association des journalistes européens, avec le soutien actif du ministère des Affaires Européennes, a reçu via l’AJE environ soixante-dix dossiers pour son édition 2013, d’un très bon niveau. Des interviews des lauréats ont été réalisées et seront disponibles sur le nouveau compte Dailymotion de l’AJE.


Le 3 mai, l’AJE participera à la journée sur la liberté de la presse en Europe organisée par  l’UCPFF, à Bruxelles. L’association renforcera en 2014 ses contacts avec les écoles de journalisme et collaborera avec des établissements qui ont montré une volonté à mettre en place des formations au journalisme européen..

 

L’AJE s’est également engagée dans un partenariat avec le Festival Europavox, qui se tiendra début juin prochain à Clermont-Ferrand. Courant Mai, la “Tournée Europavox” fera escale dans plusieurs villes de région, pour des concerts et des débats sur les élections européennes.

 

Par ailleurs,  l’AJE continuera à organiser des rencontres avec des politiques et des personnalités, à un rythme régulier, de façon à créer des rendez-vous.

 

Décidée à se faire connaître davantage, l’AJE a validé deux nouveaux membres du bureau : Gilles Bruno à la communication, et Cécile Barbiere à la gestion des événements.

 

Contacts :

Eric Maurice, secrétaire général : [email protected]

Gilles Bruno, responsable de la communication : [email protected]

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 14:51

nora2.jpgJ’ai l’honneur d'avoir été élue en décembre à la présidence de notre association, avec une équipe renouvelée.

Avec Peggy Corlin, Eric Maurice, Fabrice Pozzoli-Montenay, Jean-Sébastien Lefebvre, Sophie Vaneecke et  Sylvain Lapoix , nous sommes heureux de vous présenter nos meilleurs vœux pour 2013. Jean Quatremer reste, pour notre plus grand plaisir, président d'honneur de notre association.

Depuis une dizaine d'années, au sein des rédactions de Canal +, Itélé, puis de Public Sénat, j'ai à suivre l’actualité internationale et européenne. Aujourd’hui, je m’efforce de favoriser son décryptage, son analyse, au travers des émissions que je prépare et présente. M’engager au sein de l’Association des Journaliste européen est dans la continuité de cette démarche.

Alors que souhaiter pour 2013 ?

Une année européenne, je l’espère, sereine et apaisée.
Une année de rencontres, d’échanges, d’analyses, avec nos membres, toujours plus nombreux, en France, et aux quatre coins de l’Europe.
Une année de déjeuners débats, de conférences, de tables rondes avec des acteurs de la vie européenne et les futurs journalistes en formation.
Une année où le prix Louise Weiss nous permette, une fois encore, de faire émerger et récompenser les talents du journalisme européen, des talents qui savent mettre à profit leur expertise pour décrypter les politiques, les enjeux et les problématiques qui se posent en Europe.
Une année pour préparer 2014, date des élections européennes.

Le nouveau bureau de l’AJE et moi-même travaillons déjà à réaliser ces souhaits, et nous comptons sur chacun d’entre vous pour nous aider à faire vivre ces projets et notre association

Avec tous les membres du bureau, je vous souhaite une bonne année 2013.

Nora Hamadi
présidente de l'AJE France



Les principales décisions de l’assemblée générale du 18 décembre 2012

  •     Election de Nora Hamadi au poste de présidente
  •     Jean Quatremer prend le rôle de président d’honneur de l’association
  •     Les statuts ont été revus pour clarifier la présence de membres non journalistes au sein de l’association, et permettre des échanges intéressants et qui garantissent que l’AJE soit bien une association de journalistes professionnels.
  •     Les liens avec les autres sections de l’AEJ (association of european journalist, notre « maison-mère ») seront étudiés et évalués, pour envisager d’éventuelles modifications.
  •     Rechercher de nouveaux financements


Un annuaire interne, consultable en ligne par tous les membres, est en train d’être mis en place, ce qui facilitera les échanges et la connaissance des compétences et intérêts de chacun.

Le nouveau bureau de l'AJE France :

•    Nora Hamadi, présidente
•    Jean Quatremer, président d’honneur
•    Fabrice Pozzoli-Montenay, secrétaire
•    Sylvain Lapoix, trésorier
•    Eric Maurice, vice-président chargé des relations internationales
•    Peggy Corlin, vice-présidente chargée des événements internes
•    Jean-Sébastien Lefebvre, vice-président chargé des questions numériques
•    Sophie Vaneecke, vice-présidente chargée des relations avec les clubs de la presse












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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 15:58

http://www.aej.org/articlefiles/mf_session_offida.jpg Durant le congrès 2012 de l'Association of European Journalists, dont l'AJE est la branche française, des journalistes de 20 pays ont échangé avec Jan Malinowski, responsable des médias et de la société de l'information au Conseil de l'Europe. La recherche d'un meilleur soutien à la liberté de la presse et la sécurité du travail des journalistes ont été les thèmes centraux des échanges, en relation directe avec la Convention européenne des Droits de l'Homme (document Pdf).

A cette occasion, dix rapports ont été présentés par des sections membres de l'AEJ. Des cas d'intimidation, d'interférences avec la liberté de la presse ont été mis en évidence. Les relations tendues avec les politiques, les entreprises, les banques sont régulièrement évoqués. Les questions de "diffamation", d'insultes aux autorités, de pressions par des groupes privés ou publics sont aussi en hausse.

 

L'AEJ dispose d'un statut d'observateur officiel au Conseil de l'Europe. William Horsley, de la section britannique, y est notre "représentant spécial pour la liberté de la presse" depuis 2008.

 

Les rapports de l'AEJ sont rédigés par des journalistes en exercice, qui rendent compte des difficultés rencontrées au quotidien dans l'exercice de leur travail.

 

Ces rapports sont rédigés en anglais, et téléchargeables au format Word :

 

Rappelons qu'en 2008, l'AEJ avait publié son premier rapport sur la liberté de la presse en Europe, mis à jour en 2010.

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 17:50

Bravo à Stefan de Vries et Nicolas Gros-Verheyde, tous deux membres de l'AJE France : ils ont reçu le 26 juin le prix de l'Initiative Européenne à la Maison de l'Europe de Paris , avec Erik Izraelewicz du Monde. Remis par Mme Catherine lalumière, ce prix est attribué chaque année à des journalistes ou à des médias qui se sont signalés par la qualité de leurs informations et de leurs commentaires sur l’Europe.

 

Stefan de Vries a été particulièrement récompensé pour son traitement décalé, humoristique de l'actualité européenne, et Nicolas Gros-Verheyde pour la qualité et le suivi impressionant de son blog consacré aux questions de défense européennes ; Erik Izraelewicz était distingué pour le nouveau supplément Europa du journal Le Monde.

 

 

(Photo : Jean-Sébatien Lefebvre)

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 17:18

L’association of European journalists, dont l’AJE France est la branche française, vient de célébrer sa cinquantième année d’existence. Un grand âge qui lui permet d’observer avec un certain recul les turbulences de la construction européenne.

 

Près d’une centaine de membres des différentes sections se sont retrouvés à Bruxelles pour une conférence organisée avec le Parlement Européen, en présence de Nelly Kroes, vice-présidente de la Commission Européenne en charge de la stratégie numérique. Très rapidement, les échanges ont permis de mesurer l’inquiétude grandissante des journalistes européens. La situation de la presse hongroise, mais aussi les récentes menaces de l’extrême-droite grecque contre les journalistes et l’ambiance tendue de la campagne électorale en France ont déclenché des échanges sur la dégradation des conditions d’exercice du métier de journaliste en Europe.

20120508media.jpgNelly Kroes a exprimé vigoureusement son attachement personnel à la liberté de la presse : «La qualité, le journalisme d’investigation, font parties de la culture politique européenne, et sont un pilier de notre démocratie. Nous devons donc y veiller. (…) Je parlerai toujours en faveur de la liberté de la presse quand elle est menacée par un Etat membre de l’Union Européenne,  et exercerait une pression politique sur les gouvernements » a-t-elle ainsi affirmé. Mais elle a rapidement admis que la Commission Européenne n’avait pas de compétences pour intervenir quand ces droits sont bafoués. Elle n’a pas hésité à bousculer les représentants des médias, leur rappelant que, face à la progression de la consommation des médias en ligne, il était nécessaire que le secteur s’adapte, « comme l’a fait le secteur de la musique ». Et a indiqué que si certains avaient suggéré de mettre en place des subventions pour « protéger le secteur du changement, cette solution [lui] parait simpliste, et qu’il était peu probable qu’elle fonctionne. »

Une réalité européenne que souhaite faire évoluer William Horsley, représentant britannique de l’AEJ pour les affaires de liberté des médias (http://aej.org/page.asp?p_id=11). Il a rappelé que « dans la majorité des cas dans lesquels des journalistes ou éditeurs se plaignent d’atteinte à la liberté de la presse, les responsables sont les représentants des gouvernements des pays concernés. Et « les Etats étant souvent eux même à la source des attaques contre les journalistes, ils ne souhaitent pas que l'UE dispose de plus de pouvoir » dans ce domaine. Soulignant que “le Traité de Lisbonne ouvre la possibilité à l’UE d’exercer son autorité en matière de justice et de protection des droits fondamentaux”,  il a demandé à ce que les traités ratifient cette évolution de façon à créer un cadre légal. La création du « Centre pour le pluralisme des médias et la liberté de la presse » (http://cmpf.eui.eu/Home.aspx), co-financé par l’Union Européenne, en Italie représente une avancée positive dans ce sens.

Jean-Paul Marthoz, du Committee to Protect Journalists (www.cpj.org) , s’est interrogé sur les « hesitations de l’UE : « Pour l’Union Européenne est-elle si sûre de ses prérogatives quand se pose la question des aides gouvernementales à une compagnie d’aviation et si hésitante quand elle doit faire face à des mesures politiques, légales ou constitutionnelles qui compromettent les libertés civiles ? ». « Toute le presse européenne est notre presse », a-t-il conclu. « Ce qui se passe au Parlement hongrois, au Palais de l’Elysée, à la Chambre des Communes britannique, ou dans les rues de Naples nous concerne tous et nous affecte tous ».

Fabrice Pozzoli-Montenay

 

L’intégralité du discours de Nelly Kroes est consultable à cette adresse : http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=SPEECH/12/335&format=HTML&aged=0&language=en&guiLanguage=en

On signalera au passage l’excellent blog (non-officiel) de la commissaire, dont pourraient s’inspirer beaucoup de responsables politiques.  http://www.commentneelie.eu/speech.php?sp=SPEECH/12/335

Le discours de William Horsley, représentant de l’AEJ pour les questions de liberté des médias : http://aej.org/articlefiles/media-freedom-seminare.doc

 

 

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 23:00
L’AJE est la section française de l'AEJ (Association of european journalists).

L'AEJ est née en 1961 et rassemble des professionnels des media, répartis dans toute l'Europe, convaincus de la nécessité de l’intégration européenne sur une base démocratique.

On compte 27 sections nationales de l'AEJ (liste complète).

Avec plus d’un millier de membres, l’AEJ peut être considérée comme le plus grand club de journalistes d’Europe. Elle est reconnue par le Conseil de l’Europe et par l’Unesco, et a le statut d'observateur auprès du Conseil de l'Europe.

La raison d’être de l’AEJ est de sensibiliser les journalistes, les étudiants en journalisme, aux questions européennes. Nous fournissons des invités de qualité, des pistes de réflexion, des clés de décryptage à ceux qui informent sur l’Europe.

L'AEJ est aussi engagée dans le combat pour la liberté de la presse en Europe, et a publié le rapport "Goodbye to media freedom ?" .


Le bureau de la section française est dirigé par :

- Nora Hamadi, présidente, rédactrice en chef à Public Sénat
- Fabrice Pozzoli-Montenay, secrétaire général, correspondant de OTR Global
- Sylvain Lapoix, trésorier, journaliste.

 

- Jean Quatremer, président d'honneur, correspondant de Libération à Bruxelles et auteur du blog "Les coulisses de Bruxelles"


Quatre vice-Président(e)s suivent des dossiers particuliers : 

  

  • Eric Maurice, vice-président chargé des relations internationales
  • Peggy Corlin, vice-présidente chargée des événements internes
  • Jean-Sébastien Lefebvre, vice-président chargé des questions numériques
  • Sophie Vaneecke, vice-présidente chargée des relations avec les clubs de la presse

La section française regroupe des journalistes chargés des affaires européennes dans les rédactions nationales et régionales, celles et ceux qui sont soucieux d'une ouverture européenne sur leurs spécialités, des correspondants étrangers en France.

La section française (AJE France) développe de nombreuses activités : séminaires européens dans les écoles de journalisme, prix Louise Weiss du journalisme européen, rencontres-débats à la Maison de la Radio (centre d'accueil de la presse étrangère), partenariats avec des événements européens,  cafés européens dans des endroits accueillants et conviviaux.

Voir aussi :

"Nouvelle année, nouvelle équipe pour l'AJE"

"Jean Quatremer élu président de l'AJE"


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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 17:30

Le 49e Congrès de l’Association of European Journalists (AEJ), dont l'AJE France est la branche française, s’est déroulé les 11 et 12 novembre à Bucarest, en présence de représentants de 19 pays sur les 24 que compte l’AJE.

Le Comité exécutif (ExCom) qui s’est réuni avant l’Assemblée générale (AG) a souligné l’importance pour l’association et ses membres de faire vivre le site de l’AEJ (http://aej.org) , en y postant des communiqués des sections nationales et en échangeant des informations dans la zone membres. Cette plateforme est particulièrement utile pour toutes les questions relatives à la liberté de la presse en Europe.

Afin de simplifier le fonctionnement de l’AEJ, il a été proposé qu’un Board de 6 personnes (président, secrétaire-général, trésorier et 3 vice-présidents) et soit élu tous les 2 ans par l’AG. Pour l’heure, seul le président est élu par l’AG, les 4 autres responsables le sont par l’ExCom. La question de la suppression de l’ExCom, qui rassemble les secrétaires de sections, et de son remplacement par le nouveau Board a été soulevée. Les sections nationales sont appelées à faire part de leur position.

Deux points principaux étaient à l’ordre du jour de l’Assemblée générale : la liberté de la presse et le journalisme eurorégional. Les débats sont dirigés par Eileen Dunn, présidente de l’AEJ.

Le représentant de l’AEJ pour la liberté de la presse, William Horsley, a rendu compte de des activités de l’AEJ.

Des campagnes de sensibilisation sont menées depuis 4 ans auprès du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne. Une lettre a été envoyée cette année, avec 40 autres associations, au Secrétaire-général du Conseil de l’Europe pour protester contre l’utilisation, dans certains pays, de lois antiterroristes pour restreindre la liberté de la presse, et l’incapacité du Conseil de l’Europe à tenir sa promesse d’obtenir des Etats une révision de ces législations.

IMG_3049.jpg(Sur la photo, de gauche à droite : Dogan Tilic de la section turque, William Horsley, représentant spécial de l'AEJ sur la liberté de la presse auprès du Conseil de l'Europe, Andrei Aliaksandrau de la nouvelle section biélorusse.)

Des manifestations se sont tenues dans plusieurs pays à l’occasion de la Journée de la liberté de la presse, le 3 mai, en particulier à Istanbul. L’AEJ a participé à la campagne de soutien aux journalistes turcs emprisonnés (64 actuellement) par lettres, cartes postales et sur internet. Elle soutient également les journalistes poursuivis ou emprisonnés en Biélorussie.
Une action était prévue le 23 novembre, première Journée internationale contre l’impunité.

William Horsley a fait part de son souhait que l’AEJ devienne «le spécialiste de la liberté de la presse en Europe».
 Kryzysztof Bobinski, pour sa part, a souligné que la question de la liberté de la presse en Italie et en Hongrie ont suscité un débat important au Parlement européen et montré l’intérêt des eurodéputés. Constatant que pour l’heure, le Conseil de l’Europe et le Parlement européen ne coopèrent pas sur les problèmes de liberté de la presse, l’AEJ pourrait «être un pont» entre les deux institutions.
L’AG a incité les sections nationales à participer aux campagnes menées par l’AEJ, à soutenir les sections les plus exposées et à partager le plus d’informations possibles.

em_buca1.jpgLes activités de la section française ont été présentée par Eric Maurice, rédacteur en chef de Presseurop.eu (photo).

En l’absence de Régis Verley, qui a beaucoup travaillé en France sur les projets de journalisme eurorégional, Koos van Houdt a présenté l’esprit de ce projet. Maintenant que le traité de Lisbonne instaure la «gouvernance multi-niveaux» et que les décisions et les initiatives sont prises à l’échelle aussi bien locale que nationale ou européenne, les journalistes doivent être présents à chacun de ces niveaux. Cela concerne en particulier les régions à cheval sur deux ou plusieurs pays, où l’information est traditionnellement fragmentée.

L’AEJ n’étant pas forte à Bruxelles, elle doit utiliser ses atouts dans chacun des pays pour créer de vrais collaborations à l’échelle des eurorégions. Pour cela, l’idée d’établir une plateforme sur laquelle chacun ferait remonter ses expériences et ses contributions est évoquée. Reste à la mettre en oeuvre.

L’AG s’était ouverte par un hommage à Marcello Palumbo, fondateur de l’AEJ. Lors de son prochain congrès, en 2012, l’AEJ fêtera ses 50 ans dans un lieu qui reste à déterminer.

Le 12 novembre a été consacré à une journée de discussions sur le thème «Freedom and responabilies in mass-media». Cette journée a été l’occasion de dresser un tableau inquiétant de la liberté de la presse à l’Est de l’Europe; entre répression du pouvoir et pressions de mileux économiques de plus en plus opaques et influents. Un compte-rendu de ces présentations a été pubié que le site de l’AEJ : http://aej.org/page.asp?p_id=300

 

Photos : Vira Pidhayna

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Published by Eric Maurice - dans Vie de l'association
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