2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 16:45

Le Forum Presseurop réunit une série de débats sur les sujets qui ont marqué l’actualité européenne récente — la crise des institutions européennes, la crise de l'euro et ses conséquences et la citoyenneté européenne, à un an des élections européennes.

Modérés par un journaliste de Presseurop, les débats auront lieu le 4 juin, au Parlement européen, à Bruxelles. Il réuniront à chaque fois des députés européens, parmi lesquels les vice-présidents Miguel Angel Martínez Martínez et Othmar Karas, Gabriele Zimmer et Rui Tavares ; des journalistes européens dont les articles ont alimenté la discussion sur Presseurop, dont Adriana Cerretelli, Philippe Ricard Bruno Waterfield, Jean Quatremer et Marek Magierowski ; et des lecteurs, choisis parmi les plus assidus.

 

http://www.presseurop.eu/files/images/blog/forum_0.png?1369152907

 

Les débats seront retransmis en streaming sur Presseurop.eu et feront l'objet d'un livetweet en dix langues. Suivez la discussion dès à présent sur #ForumPE.

 

9h30-11h

La crise de l’euro et son corollaire, la rigueur. En sommes-nous sortis ? Quelles séquelles — comme la fracture Nord-Sud — a-t-elle laissé ?

Intervenants : Gabriele Zimmer (GUE/NGL), Jacek Protasiewicz (PPE), Adriana Cerretelli (Il Sole 24 Ore), Jean Quatremer (Libération) et deux lecteurs de Presseurop.

 

11h30-13h

La crise institutionnelle et l’avenir de l’Union européenne : éclatement ? Union à plusieurs vitesses ? Fédéralisme ?

Intervenants : Rafał Trzaskowski (PPE), Rui Tavares (G/EFA), Thomas Klau (European Council on Foreign Relations), Marek Magierowski (Do Rzeczy) et deux lecteurs de Presseurop.

 

14h-15h30

A un an des élections européennes, où en est la citoyenneté européenne ?

Intervenants : Miguel Angel Martínez Martínez, vice-président du Parlement européen (S&D), Othmar Karas, vice-président du Parlement européen (PPE), Philippe Ricard (Le Monde), Bruno Waterfield (The Daily Telegraph) et deux lecteurs de Presseurop.

 

 

 

Presseurop.eu est un site d’information basé à Paris et qui publie quotidiennement une sélection d’articles choisis parmi plus de 200 titres de la presse internationale, traduits en dix langues - anglais, français, allemand, espagnol, roumain, italien, portugais, néerlandais, polonais et tchèque.

Presseurop.eu a été créé en 2009 par un consortium formé par quatre magazines spécialisés dans l’actualité internationale - Courrier international (Paris), Courrier internacional (Lisbonne), Forum (Varsovie) et Internazionale (Rome) - avec le soutien financier de la Commission européenne. Son équipe multilingue jouit d’une indépendance éditoriale totale.

 

Presseurop est membre de l'association des journalistes européens.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 19:19

19a7757.jpgQuel rôle entend jouer la Commission Européenne sur les questions de déontologie et de liberté de la presse ? Et quel est le lien avec les questions de droit numérique ? Nous avons organisé lundi 18 mars une rencontre avec Mme Boix-Alonso, chef d'unité "Converging Media and Content", à la Direction Générale des réseaux, technologies et contenus de communication de la Commission Européenne.  L'objectif était de faire suite au rapport de Mme Vīķe-Freiberga (http://ec.europa.eu/digital-agenda/en/high-level-group-media-freedom-and-pluralism) sur la liberté de la presse et le pluralisme des médias dans l’UE.


En partenariat avec la représentation de la Commission à Paris, l'AJE a mis en place une rencontre entre des représentants de la presse française, des pouvoirs publics, des syndicats, des écoles. Le but était de se mettre autour d'une table, de faire connaissance, de répondre aux questions, et de présenter les positions de chacun. Bref, de parler librement d'un sujet qui soulève beaucoup d'interrogations.


Cette réunion de travail a été un vrai succès, grâce à une participation très variée et de haut niveau : représentants du ministère de la Culture, de France Télévisions, du Syndicat national des journalistes, de la Fédération internationale des journalistes, du SPIIL (syndicat de la presse indépendante d'information en ligne), de Radio France, de l'association de préfiguration d'un conseil de presse en France, de l'Alliance internationale des journalistes, de médias et d'écoles de journalisme. Les échanges ont porté sur l'avenir et l'économie des médias, le pluralisme, le rôle de l'Etat, des instances indépendantes et surtout de l'UE.

La Commission a lancé dans la foulée une consultation publique sur la liberté et le pluralisme des médias et sur l’indépendance des organismes de régulation des médias audiovisuels (voir http://europa.eu/rapid/press-release_IP-13-267_fr.htm). La section française et le représentant spécial de l'AEJ pour la liberté de la presse, William Horsley, continueront  à suivre de près ce dossier, des points comme la création de Conseils de presse nationaux soulevant de nombreuses interrogations et pouvant modifier en profondeur les pratiques journalistiques.

 

Fabrice Pozzoli-Montenay

 

 

Nous vous livrons ci-après les principales recommendations de ce rapport, classées par thèmes :

 


Les compétences

 

L'UE devrait être considérée comme compétente pour protéger activement la liberté et le pluralisme des médias au niveau des États afin de garantir la substance des droits accordés à ses habitants par les traités, notamment les droits à la libre circulation et à la démocratie représentative. Le lien entre la liberté et le pluralisme des médias et la démocratie européenne, en particulier, justifie que la compétence de l’UE soit plus étendue pour ces droits que pour d'autres consacrés par la charte des droits fondamentaux.

 

En outre, l’UE doit agir dans les domaines où des règles communes à tout le marché unique seraient nécessaires pour éviter les distorsions dans le fonctionnement des médias qui découleraient  de  divergences  entre  les  législations  des  États  membres  et  qui  auraient  une incidence sur la liberté et le pluralisme des médias.

 

Données Online

 

L'existence de divergences entre les règles nationales peut entraîner des distorsions dans le cadre des activités transfrontière, surtout  pour  les  médias  en  ligne.  Il  serait  particulièrement  important  d'adopter  des  règles d'harmonisation minimale couvrant les activités médiatiques transfrontière dans des domaines comme la législation sur la diffamation et la protection des données.

 

La position dominante détenue par certains fournisseurs d'accès aux réseaux ou fournisseurs d'information sur l'internet ne devrait pas pouvoir entraîner de restrictions à la liberté et au pluralisme des médias. L'accès libre et non discriminatoire aux informations pour tous les citoyens doit être protégé dans le monde en ligne, si nécessaire par le droit de la concurrence et/ou l'application d'un principe de neutralité des réseaux et de l'internet.

 

Pour permettre à l'utilisateur de savoir, en toute transparence, à quel point un service est individualisé, les services qui fournissent des résultats de recherche ou des fils d'information  fortement  personnalisés devraient  permettre  d'interrompre  cette personnalisation, soit temporairement pour une seule requête, soit de façon permanente jusqu'à nouvel ordre.

Eu  égard  au  rôle  croissant  de  l'internet  en  tant  que  source  d’information,  il  est  nécessaire d'informer  les  utilisateurs  finaux  de  tout  filtrage,  sélection  ou  tri  hiérarchique  appliqué  aux informations qu'ils reçoivent. En outre, ces utilisateurs devraient avoir le droit de s'opposer à l'application automatique de tels algorithmes de filtrage s’ils le souhaitent.

 

Les canaux ou mécanismes par lesquels les médias sont livrés à l'utilisateur final devraient traiter les contenus de façon entièrement neutre. Dans le cas des réseaux numériques, la neutralité de l’internet et le principe du bout en bout devraient être inscrits dans le droit de l'UE.

 

Déontologie

 

Tous les pays de l'UE devraient disposer de conseils des médias indépendants dont la composition serait équilibrée sur le plan politique et culturel et diversifiée sur le plan social. Les nominations dans ce cadre devraient être transparentes et des systèmes d'équilibre des pouvoirs devraient être prévus à cette fin dès le départ. Ces organismes seraient compétents pour enquêter sur des plaintes, tout comme un médiateur des médias, mais seraient également chargés de vérifier que les organisations du secteur des médias ont publié un code de conduite et ont révélé les informations relatives à leurs propriétaires, déclaré les éventuels conflits d'intérêts, etc. Les conseils des médias devraient disposer de réels pouvoirs d'exécution et, ainsi, pouvoir imposer des amendes, rendre des injonctions de publier ou de diffuser des excuses, ou priver un journaliste de son statut. Les conseils des médias nationaux devraient respecter un ensemble de normes de portée européenne et faire l'objet d'un suivi par la Commission, qui veillerait à ce qu'ils respectent les valeurs européennes.

 

Il conviendrait que les organisations de médias et de journalistes adaptent leurs codes de conduite et leurs principes journalistiques aux défis posés par l'évolution rapide de l'environnement médiatique. Elles devraient en particulier apporter des réponses claires à la question de la vérification des sources et des faits, et réguler de façon transparente leur rapport aux sources d'information extérieures.

Les États membres devraient veiller à ce que des instruments appropriés soient mis en place pour identifier les personnes qui ont nui à autrui par l'intermédiaire des médias,  même  en  ligne.  Cependant,  toutes  les  données  utilisateur  collectées  à  cette  fin resteraient confidentielles, sauf en cas de décision judiciaire.

Les tribunaux devraient pouvoir imposer, à titre de réparation, des excuses et la rétractation d'accusations, qui occuperaient un emplacement et une surface identiques à ceux du texte diffamatoire s'il s'agit d'une publication écrite, ou seraient présentées dans le même créneau horaire s'il s'agit d'un programme de radio ou de télévision. Outre ces cas et les droits de réponse imposés par la loi, les médias d'information devraient aussi adopter la pratique responsable qui consiste à publier des rétractations et des corrections d'informations fausses et non vérifiées à la simple demande d'un particulier qui apporterait des preuves. Ces rétractations et corrections seraient publiées avec la même importance que les informations d'origine lorsque la nécessité de réparer les dommages potentiellement causés par les fausses informations le justifie. Tout financement public devrait être subordonné à l'insertion de dispositions à ce sujet dans le code de conduite de l'entité concernée.

 

Pour veiller à ce que l'ensemble des médias suivent des codes de conduite et des lignes éditoriales clairement identifiables et appliquent les principes de l'indépendance éditoriale, l'obligation de rendre ces éléments accessibles au public, y compris par publication sur leur site web, devrait leur être imposée.

 

Il est recommandé de créer un réseau des autorités réglementaires nationales de l'audiovisuel, sur le modèle de celui créé par le cadre réglementaire des communications électroniques. Ce réseau permettrait le partage de bonnes pratiques et établirait des normes de qualité. Toutes les autorités réglementaires devaient être indépendantes, et les nominations en leur sein devraient se faire dans la transparence, avec un système approprié d'équilibre des pouvoirs.

 

Tous les pays de l'UE devraient avoir inscrit dans leur législation le principe de la protection des sources journalistiques, les restrictions à ce principe n'étant acceptables que sur la base d'une décision judiciaire, compatible avec la constitution du pays.

 

L'accès à des sources d'information et manifestations publiques devrait dépendre de critères objectifs, non discriminatoires et transparents. Notamment, pour les conférences de presse, les moyens électroniques devraient être utilisés autant que possible pour diffuser l'événement à un public plus large.

 Les droits étant assortis de responsabilités, les journalistes ont l'obligation professionnelle de fournir des informations exactes et doivent toujours être responsables de leur production et pouvoir rendre des comptes à ce sujet.

 

Enseignement et recherche

 

Il y a lieu d'en faire davantage pour que les habitants de l'UE puissent exercer un esprit critique vis‐à‐vis des médias. De plus, il est nécessaire de susciter un débat public plus animé au niveau de l'UE.

 

L’éducation aux médias devrait être enseignée dans les écoles, à partir du niveau secondaire. Les programmes de cours nationaux prévoiraient d'étudier de façon critique, dans le cadre des cours d'éducation civique ou de sciences sociales, le rôle des médias dans le bon fonctionnement d'une démocratie.

 L'UE devrait financer de manière durable des recherches universitaires et des études sur l'évolution de l'environnement médiatique, afin que soit constituée une base scientifique solide pour les initiatives politiques dans ce domaine.

 L'attention   des   écoles   de   journalisme   nationales   et   des   professeurs d'université est attirée sur la possibilité d'appliquer le programme Jean Monnet au soutien à des programmes d'études et à des enseignements portant sur la couverture des questions européennes. La Commission devrait être spécialement proactive pour informer les écoles de journalisme de cette possibilité et considérer ce domaine comme une priorité dans le cadre de la procédure de sélection pour ce programme.

 

Pluralisme

 

Les autorités nationales de la concurrence doivent (faire) réaliser, de façon proactive, des évaluations régulières des marchés et de l’environnement des médias dans chaque pays, en mettant en évidence les menaces potentielles pour le pluralisme.

Au niveau de l'UE, des évaluations proactives du marché, sous la forme d'enquêtes sectorielles, devraient être réalisées dans le cadre de la politique de concurrence.

 

-  confier à l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne un rôle d'observation de la liberté et du pluralisme des médias au niveau national

- Ou mettre en place un observatoire indépendant, idéalement dans un cadre universitaire, qui pourrait être partiellement financé par elle, mais serait entièrement indépendant dans ses activités.

 

 

Soutien à un « journalisme de qualité »

 

Les acteurs politiques de l'UE sont en mesure de susciter une couverture médiatique des actualités européennes. Les présidents des institutions de l'UE devraient régulièrement organiser des entretiens avec un groupe de journalistes issus de médias nationaux de l'ensemble de l'UE.

 

Compte tenu de la pression exercée par les nouveaux modèles commerciaux et de la concurrence des nouvelles technologies pour la diffusion de l’information, il est de plus en plus nécessaire de soutenir davantage, et de façon mieux ciblée, la création de contenus (plutôt que simplement sa distribution) et le journalisme de qualité.

 

Il y a lieu de rationaliser et de coordonner le soutien et le financement en faveur d'un journalisme de qualité qui existent déjà dans plusieurs pays de l'UE. Des prix européens  devraient  être  créés  pour  les  journalistes  talentueux  et  ceux  ayant  fait  des découvertes importantes. Il y aurait lieu de commander une étude supplémentaire sur les nouvelles  formes  possibles  de  financement  du  journalisme  de  qualité  et  d'investigation,  y compris le recours à des nouvelles technologies telles que le financement participatif.

 

Les médias publics à but non lucratif ont un rôle particulier à jouer dans la préservation du pluralisme et des valeurs démocratiques. Le juste équilibre entre les médias privés et les médias de service public ou subventionnés par les pouvoirs publics, et notamment la part de ressources consacrée à la radiodiffusion de service public ou le volume de l'aide publique aux autres médias, peut cependant faire l'objet de débats.

 

Des bourses journalistiques devraient être offertes à des candidats, tant en début de carrière qu'en milieu de carrière, qui pourraient se mettre en congé des médias pour lesquels ils travaillent. Les universités et les centres de recherche devraient créer des postes pour des journalistes en résidence dans le cadre de telles bourses  financées  par  l’UE.  Ces  bourses  seraient  particulièrement  précieuses pour le journalisme d'investigation ou pour la formation de journalistes à la vulgarisation de sujets complexes comme les sciences, les technologies, la finance ou la médecine.

 

La mise à disposition de moyens financiers pour les réseaux européens de médias (y compris pour leurs frais de traduction, de déplacement ou de coordination) devrait constituer  un  élément  essentiel  de  la  politique  européenne  des  médias.  Le  soutien  aux journalistes spécialisés dans les sujets transfrontière devrait être prévu au titre de ces financements.

 

Financements publics

 

Les financements publics devraient être réservés aux médias qui publient un code de conduite facilement accessible au public (notamment sur leur site web).

Tout  financement  public  des  médias  devrait  être  accordé  sur  la  base  de critères non discriminatoires, objectifs et transparents qui seraient communiqués à l'avance à tous les médias.

Il  y  a  lieu  de  prévoir  un  financement  public  pour  les  médias  qui  sont essentiels au pluralisme (sur les plans géographique, linguistique, culturel ou encore politique), mais ne sont pas viables sur le plan commercial. L’État devrait intervenir chaque fois qu’il existe une défaillance du marché entraînant une insuffisance du pluralisme, ce dernier devant être considéré comme un bien public essentiel.

 

Lorsque des médias sont la propriété de pouvoirs publics, ils devraient faire l'objet de règles strictes qui interdisent toute ingérence gouvernementale et garantissent un pluralisme interne, et être placés sous la supervision d'un organisme indépendant représentant toutes les parties concernées.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 10:23

Le président du parlement européen Martin Schulz était en visite officielle en France du 12 au 14 juillet. Pour la première fois, un président du Parlement européen était convié par François Hollande au défilé militaire du 14 juillet, un geste qui marque la reconnaissance de l'importance de cette institution.

A cette occasion, un groupe de journalistes a pu le rencontrer longuement lors d'un déjeuner, organisé par l'association des journalistes européens et la représentation du Parlement Européen en France. 

Martin Schulz, qui fut à la tête du groupe socialiste au Parlement européen, a rappelé ses amitiés avec les socialistes français, de François Hollande alors que celui-ci était premier secrétaire du Parti Socialiste, à Jean-Marc Ayrault ("un vrai connaisseur de l'Allemagne") et Marylise Lebranchu, "une amie de 30 ans".

Parfaitement francophone, il a rappelé les grandes actions du Parlement Européen ces derniers mois, comme le rejet du traité Acta, et le débat sur la taxe sur les transcations financières, et regretté le peu d'importance accordé par les médias aux activités du PE. Rappelant la nécessité d'oeuvrer à résoudre la crise actuelle, iIl n'a pas hésité à fustiger certains chefs de gouvernement qui "lors d'un Conseil, signent les décisions, pour ensuite affirmer à leur opinion publique qu'ils ont cédé à un diktat de Bruxelles", ou même "se contredisent le lendemain". "C'est "désastreux pour la confiance" et l'image de l'Union Européenne, a-t-il martelé.

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  © European Union 2012 - European Parliament

Interrogé sur le regard qu'il porte sur la gestion de la crise par Angela Merkel, il a rappelé être en faveur de la création d'un "fonds de rédemption européen, où serait prise en charge la dette au-dessus de 60% du produit intérieur brut d’un État", tout en admettant la nécessité d'une politique d'austérité "mais accompagnée de mesures de relance", se plaçant ainsi dans la même ligne que le nouveau gouvernement français.

Il a évoqué le potentiel de croissance à exploiter autour des énergies renouvellables et des réseaux intelligents de distribution électriques ("smartgrids"), se lançant à cette occasion dans une attaque directe contre la politique chinoise : "nous sommes face à une dictature qui traite ses travailleurs comme des esclaves. Nous perdons progressivement nos droits dans la compétition mondiale, et certains en font des éléments de négociation, ce qui n'est pas acceptable" a-t-il lancé. "L'Union Européenne doit défendre ses valeurs, qui protègent les citoyens, en les introduisant dans les traités avec la Chine". Et d'évoquer les quatres dossiers fondamentaux des années à venir, sur lesquelles l'UE doit se battre : les échanges économiques internationaux, le changement climatique, la spéculation financière, et l'immigration.

Sur le "couple" franco-allemand, Martin Schulz a estimé que, bien qu'ayant des parcours historiques différents, avec une approche du fédéralisme très différente, les deux pays finiraient par s'entendre sur la mise en place d'une fédération européenne.

Au cours de cette visite, Martin Shultz a aussi rencontré Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, Bernard Cazeneuve, ministre des affaires européennes, Claude Bartolone, président de l'Assemblé nationale, et bien sûr le Président de la République François Hollande, et une délégation du mouvement Génération Précaire pour évoquer le projet de Charte européenne des stages, dans une période où le chômage des jeunes est en hausse générale. 


* Voir aussi le compte-rendu complet sur le blog de Jean-Christophe Ploquin, rédacteur en chef adjoint à La Croix et l'interview à 20 Minutes.

 

* L'interview vidéo de Martin Shulz par Eric Maurice, rédacteur en chef de Presseurop.eu : 

- 1ere partie : “Le Parlement européen est le lieu de la démocratie en Europe” 

- 2eme partie : “Les dirigeants européens ont deux ans de retard”

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 00:04

Le Club de la Presse et de la Communication de Saint Etienne-Loire vous accueille du 29 mars au 1er avril 2012 pour le Congrès de l'UCP2F, au programme 4 journées de rencontres, d'informations, de découvertes....

 

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Le prochain congrès se penchera sur les nouveaux usages de la presse, ses mutations, et par conséquent sur la façon d’informer demain, sur le thème,


« Pouvoir politique, pouvoirs multimédiatiques»

 

Le prochain congrès se penchera sur les nouveaux usages de la presse, ses mutations, et par conséquent sur la façon d’informer demain, le thème,

Votre programme:


Jeudi 29 mars

17h, accueil des congressistes
19h, réception en mairie de Saint Etienne
20h, dîner d'accueil "saveurs du terroir ligérien"
Grand Cercle, Place de l’Hôtel de ville, ce lieu a été construit en 1840 vous découvrirez le charme de ses salons style Napoléon III  dont plusieurs salons sont inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques et fréquentés depuis le XIX eme siècle par les  industriels et les milieux économiques de la Loire...et par le compositeur stéphanois Jules Massenet.

Vendredi 30 mars
9h-18h, Journée des ateliers à la Cité du Design,
Dans l'ancienne Manufacture Impériale, puis Nationale, d'Armes, aujourd'hui restaurée.
Un lieu incontournable  de recherche et de création, symbole du renouveau culturel et économique de  la cité Stéphanoise.

LES ATELIERS PROFESSIONNELS

  • “Pigiste: disparaître ou muter ?"

à 9h, et 14h30

Les dernières statistiques de la commission de la carte de presse sont tombées : le nombre de cartes délivrées a régressé en 2010. En l’espace de 2 ans, 1 089 journalistes ont perdu leur carte. Et parmi ceux qui l’ont, le nombre de journalistes rémunérés à la pige ne cesse de croitre, avec des volumes d’activité parfois irréguliers.
Comment résister face aux organes de presse qui invitent/incitent les journalistes à devenir« auto-entrepreneur ? » Un pis-aller pour ne pas disparaître ?
Intervenant: Thierry Butzbach, secrétaire général de l’association « Profession pigiste »

Animation : Vincent Charbonnier, journaliste et ancien président du Club de la presse de Saint-Etienne-Loire

 

  • “Podcast (balado-diffusion), l’info à la carte”

 à 10h45 et 16h15

En deux ans, le nombre d'émissions téléchargées a progressé de 27 % avec 16 millions de fichiers en décembre dernier selon Médiamétrie. Ce mode d’écoute de la radio ne cesse de progresser : 4,7 millions d’auditeurs ont préféré podcaster une émission composant ainsi eux-mêmes leur programmation.
Comment les journalistes font-ils évoluer leur pratique professionnelle ? Les auditeurs vont-ils délaisser l’écoute en direct de la radio ? Comment les titres de la presse écrite se mettent eux aussi à produire des émissions de podcast ?

Intervenants: Martin Ferron, rédacteur en chef réseau RCF (Radios Chrétiennes de France) ; Edward Jay (RMC  Info).

Animation : Laurent Blanchon, journaliste et ancien président du Club de la presse de Saint-Etienne-Loire

 

  •  “Journalisme , faut-il un ordre ?”

à 9h et 14h30

Avec le manque de temps et de moyens octroyés aux journalistes, la concurrence, l’instantanéité de l’info, les conflits d’intérêts dans des médias tenus aujourd’hui par des industriels extérieurs à la presse, la déontologie, et tout simplement les fondamentaux de notre métier, ne sont pas toujours respectés.
D’où des projets de conseils de presse, de nouvelles chartes, d’observatoire des médias…
Que faut-il en penser ? Quelles autres propositions ?

Intervenants : Anthony Bellanger, nouveau Premier secrétaire général du Syndicat National des Journalistes (SNJ), Rachid Arhab (CSA) ou Christine Kelly (CSA) ou Françoise Laborde (CSA)

Animation : Jacqueline de Grandmaison, journaliste et vice-présidente de l’UCP2F

 

  • “Droits d’auteur: dérives et photo-pillage”

à 10h45 et 16h15

La loi Hadopi 2 a aussi changé les droits d’auteurs des journalistes. Désormais un sujet peut être repris sans qu’il soit payé une deuxième fois et que le journaliste ait donné son accord ou non. La reprise de photos sur Internet, en s’affranchissant de toute autorisation, c’est ce que subissent les reporters-photographes. Est-il possible de résister à ce pillage en règle ?

Intervenants: M° Clémence Lemarchand, avocate au cabinet Pierrat , spécialiste du droit de l’édition; un journaliste représentant de l’UPC

Animation : Henri Colomb, journaliste et ancien président du Club de la presse de Saint-Etienne-Loire

 

  •  “Communicants: valoriser vos plans média”

à 9h et 14h30

Autour d’une table ronde, les intervenants vous feront partager leur expérience et leur passion pour le web. Distinguer les façons de mettre en valeur la communication sur le web, de conquérir, convertir, fidéliser et monétiser les différentes audiences.
Forts de leur activité, de leur esprit d’entreprise,  et de leur présence reconnue sur le web,  les différents intervenants  proposent  un  temps d’échanges et de partage  ouvert à tous : communicants, journalistes souhaitant approfondir leurs  connaissances dans le domaine du web et des canaux médiatiques qui leurs sont propres. Découvrir et comprendre une communication différente, en temps réel,  participative, collaborative ouvrant des perspectives nouvelles…

IntervenantsSerge Roukine et Sébastien Peltey (co-fondateurs des sites Codeur.com, Graphiste.com et autres sites, e.boutiques, etc)
Serge Roukine enseigne le web marketing et la web conversion. Il est l'auteur des livres « Améliorer ses taux de conversion web » (éditions Eyrolles, 2009) et « Réussir son marketing web » (chez 19 éditions, 2011). Sébastien Peltey est ingénieur électronicien de formation et webmaster.

Animation : Olivier Barbé directeur de la communication et administrateur du Club de la presse de Saint-Etienne-Loire

  •  “L'approche éditoriale en ligne,Ecrire pour le web”

Le data journalisme, les spécificités de l'écriture pour le web, et l'optimisation des métriques lecteurs (Visiteurs, pages vues etc)

Intervenant : Julien Barras Conseil en stratégie de contenus en ligne
Agence de contenus à valeur ajoutée
www.href.fr

 

  • “Vie des clubs et relations avec l’UCP2F”

à 9h, 10h45, 14h30 et 16h15

Activités, initiatives innovantes, difficultés rencontrées et solutions éventuelles pour les résoudre,
rôle nouveau pour les clubs de la presse dans un contexte difficile pour nombre de journalistes…un moment d’échanges incontournable pour les membres de nos clubs.

Intervenants : Les membres du conseil d’administration de l’UCP2F


12h15 Déjeuner
Hôtel du département autour des spécialités et des vins de la Loire"

20h, Soirée de Gala
Château médiéval et Renaissance de Bouthéon, magnifiquement restauré avec ses jardins dominant la vallée de la Loire.
Vivez l'espace d'une soirée la vie de château  aux sources de la Loire avec les meilleurs ouvriers de France des métiers de bouche. Magie du lieu, excellence des mets et des vins, convivialité, animation surprise.

Samedi 31 mars

9h-12h Assemblée Générale de l'UCP2F
ou visite du Patrimoine Le Corbusier à Firminy,  ( Unité d'habitation, Maison de la culture, Eglise St-Pierre, stade, piscine...) , ensemble urbain unique en Europe et classé monument historique, imaginé par un des plus grands architectes du XX ° siècle.

12h30 Déjeuner (réservé aux congressistes)


14h Opéra théâtre de Saint Etienne,

débat ouvert au public " Pouvoir politique, pouvoirs multimédiatiques".
19h, N'oubliez pas vos crampons!
Match de foot de L1 Saint Etienne-Nice dans le célèbre "Chaudron ", le  mythique stade Geoffroy Guichard de l'épopée des Verts qui prépare actuellement sa mue pour l'Euro 2016.

19h Soirée visite du Musée d'art Moderne de Saint-Etienne et dégustations

Dimanche 1er avril

Brunch à la campagne....Départ à 10h en bus de St Etienne pour un accueil privatisé à St Etienne le Molard

*certains éléments concernant les ateliers peuvent être modifiés


Inscrivez-vous!
http://saintetienne.ingenie.fr/UCP2F.html

 

 

L'AJE France est membre de l'UCP2F

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 12:31

A l’initiative des étudiants du Master 2 « Communication politique et sociale » de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et du Master 2 « Communication politique et publique en France et en Europe » de l’Université Paris Est Créteil, une rencontre entre journalistes, élus et représentant des institutions européennes et nationales a été organisée le 9 décembre 2011 dans les locaux du Bureau d’information du Parlement européen pour la France. Deux tables rondes étaient organisées autour de la question : « La communication européenne : quelle(s) voix pour l’Europe ? ». La première s’interrogeait sur les défis rencontrés par la communication européenne et les réponses pouvant y être apportées. La seconde s’est intéressée à la manière dont les médias nationaux traitent de l’actualité des institutions communautaires.

 

Table ronde n°1 : les défis de la communication européenne.

Invités :

- Bruno Denoyelle, Service de l’Information du Gouvernement (SIG)
- Christian Gsodam, Secrétariat général du Comité des régions
- Marie-Christine Vergiat, députée Front de Gauche au Parlement Européen
- Anna Zalewska-Urbanczyk, représentation de la Commission Européenne à Paris

AJE-Interne-5148.JPG

Malgré les oppositions qui ont émergé lors de ce débat, un réel consensus s’est dessiné autour de la difficulté de l’UE à communiquer. L’origine de ces difficultés est double puisqu’elle provient à la fois des « émetteurs » de la communication et de ses « récepteurs ».


Ainsi ressort-il des différentes interventions que la communication européenne manque de coordination. Bruno Denoyelle met en avant la multiplicité d’acteurs pouvant être à l’origine des messages. Il faut donc déterminer qui est habilité à parler à qui et sur quel sujet. Sans réelle coordination, chaque acteur détermine sa propre politique de communication, ce qui pose un problème d’absence de convergence entre ces politiques. Anna Zalewska-Urbanczyk insiste sur les actions de la Commission. Son discours insiste également sur l’aspect néfaste de la multitude de messages produits par l’UE. Cette multiplicité conduit en fait à un brouillage du message global que devrait porter l’Europe. S’ajoute à cela un constat partagé par tous : la distance entre l’UE et population, dont l’exemple emblématique est l’échec référendaire en France et aux Pays-Bas. Pour Marie-Christine Vergiat, l’Europe a sa part de responsabilité dans cette distance puisque la citoyenneté européenne est trop considérée comme un phénomène « top – down ».


Les difficultés de la communication européenne viennent donc de l’émetteur qu’est l’UE : multiplicité d’acteurs, de messages, notamment du fait de la grande complexité du fonctionnement des institutions communautaires.
Mais les obstacles sont également du côté des récepteurs, qui se caractérisent par une grande indifférence, voire une hostilité, envers l’UE, mais surtout une réelle méconnaissance. Anna Zalewska-Urbanczyk souligne ainsi que la majorité des Européens ignorent le fonctionnement de l’UE mais également les droits que leur offre leur statut de citoyen européen. Bruno Denoyelle estime que cette indifférence conduit à une absence totale de débat. Il affirme ainsi soutenir toute initiative privée « même quand elle est contre l’Europe » car elle alimente le débat. Pour Marie-Christine Vergiat, le vrai défi est bien d’intéresser les citoyens aux décisions européennes. Quant aux médias, ils ne s’intéressent, selon elle, qu’au « star-system » de l’UE autrement dit, pour la France, les personnalités politiques connues au niveau national. Ce désintérêt des médias est un des rares points d’accord entre la députée européenne et le conseiller auprès du SIG. Ce dernier semble assez désabusé concernant cette question : « vous pouvez faire toutes les réformes que vous voulez, si les journalistes ne veulent pas traiter, ils ne traiteront pas ».

S’il y a un certain accord sur le constat, les moyens à employer, les solutions à apporter sont davantage objet de tension. Christian Gsodam insiste sur la décentralisation nécessaire de la communication. Il estime qu’il n’est pas possible de créer une communauté à partir de Bruxelles mais qu’il faut le faire à partir des régions. Il estime que « c’est nous à la fin, les gens qui sont dans les régions qui font l’Europe ». Rejoint par Anna Zalewska-Urbanczyk sur ce point, il ne l’est pas par Bruno Denoyelle. Ce dernier insiste davantage sur l’importance des partenariats et la place de chaque acteur au sein de ces derniers.

Lorsqu’il déplore le manque de moyens, Marie-Christine Vergiat souligne que les moyens de l’UE correspondent à ce que les Etats membres lui donnent. Elle estime en outre que les campagnes de communication sont inutiles. La députée européenne considère que ses pairs doivent davantage communiquer auprès de ceux qui les ont élus. La pédagogie (« expliquer encore et toujours ») et l’implication des citoyens (« ne pas laisser les institutions s’occuper toutes seules des institutions ») sont pour elle la clef d’un bon fonctionnement de l’Europe. Anna Zalewska-Urbanczyk pour sa part s’inspire largement du Livre blanc sur une politique de communication européenne. Elle développe ainsi la question du multilinguisme, de la décentralisation – et notamment prendre conscience du poids de la presse régionale –, ou encore des eurobaromètres. L’UE devrait ainsi être plus accessible pour les citoyens, qui devraient pour leur part être davantage consultés (par les études d’opinion, des rencontres et des forums).
Cette table ronde a donc mis en exergue le consensus qui existe autour des difficultés de l’UE à communiquer, la méconnaissance du fonctionnement européen et l’apparente indifférence des citoyens et des médias. Pour autant, selon sa trajectoire et son institution de référence, chaque intervenant se fait une idée différente de ce que devrait être la communication européenne.

 

Table ronde n°2 : Quelle place pour l’Europe dans les médias ?


AJE-Interne-5221.JPG  La deuxième table ronde était consacrée au rapport qu’entretiennent les médias avec l’Union européenne. Les intervenants devaient apporter des réponses aux multiples questions propres au traitement médiatique de l’information européenne, à travers leurs expériences professionnelles mais également personnelles puisqu’ils sont avant tous des citoyens européens.
Deux des intervenants sont des professionnels de l’information, journaliste et bloggeur, tandis que les deux autres sont des acteurs de la communication institutionnelle de l’Union européenne.
Michael Malherbe, euro-bloggeur, s’exprime surtout en temps que citoyen européen, commentant l’actualité européenne depuis son blog « Décrypter la communication européenne ». Les euro-bloggeurs sont aujourd’hui de plus en plus écoutés, notamment par les institutions et deviennent des relais d’informations de premier plan pour la société civile européenne. Pour lui, l’Europe pourra être portée par les citoyens quand chacun aura sa propre expérience personnelle vis-à-vis des institutions et non pas un faisceau de connaissances plus ou moins juste ou éloigné de la réalité.


Le deuxième intervenant est Fabrice Pozzoli-Montenay, journaliste spécialiste de l’UE et aujourd’hui secrétaire général de l’Association des Journalistes Européens. Ce dernier dresse un constat alarmant du traitement de l’information européenne, avec force d’exemples et de contrastes entre les grands quotidiens nationaux concernant le traitement de l’information. Fabrice Pozzoli-Montenay dénonce un « journalisme paresseux » où le traitement se fait de manière franco-centrée et où l’information n’est que trop peu souvent vérifiée. Il témoigne d’une approche militante pour améliorer l’information européenne.

Les deux autres participants ont décidé d’intervenir en dialogue. Aurélie Valtat (chargée de la communication web au Conseil de l’Union européenne) et Bert Van Maele (qui s’occupe des médias sociaux à la DG Communication de la Commission européenne) représentent les acteurs de la communication institutionnelle de l’Union Européenne. Ce duo montre que les institutions connaissent une nouvelle génération de communicants qui ne pensent pas l’opposition ou la compétition entre les entités européennes mais bien qui véhiculent l’information en réseaux avec la maitrise des nouveaux outils de communication que sont les médias sociaux. Ce dialogue fût assez surprenant dans le sens où les institutions étaient représentées par deux voix se confondant la plupart du temps malgré le fait que les intervenants aient rappelé qu’ils prenaient la parole en tant que citoyens travaillant dans les institutions et non comme représentants formels de celles-ci.

 

Compte-rendu réalisé par Matthieu Griffon et Hortense Lasbleis, étudiants dans le Master 2 « Communication politique et sociale » de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et publiée avec l'aimable accord de Stéphanie Wojcik, Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication
Responsable pédagogique du Master 1 "Communication politique et publique en France et en Europe".

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 14:11

Parmi les nombreuses réunions actuellement consacrées à la profession, ces 1eres journées de la presse régionale occupaient une place à part pour l’AJE. L’association s’est engagée depuis plusieurs mois dans des rapprochements avec les nombreux clubs de la presse, pour aller à la rencontre des journalistes hors Paris et évoquer le traitement des sujets européens dans les rédactions de province (voir par exemple la 1ere rencontre du journalisme européen de proximité à Nantes).

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(Karl Sivatte, Samar el Gamal, Willy Bracciano)

 

Cette manifestation était donc une occasion exceptionnelle de rencontrer des journalistes de la Martinique,  de Guadeloupe,  de Guyane, de Cuba, de Sainte Lucie, de la Dominique, d’Egypte, d’Haïti, de Guadeloupe, et bien sûr de France métropolitaine. Organisée par le club de la Presse Martinique, avec le soutien de l’Union des clubs de la presse de France et francophone (http://www.ucp2f.org/)  elle s’est tenue du 10 au 13 novembre à Fort de France.

L’Europe, et la façon de l’aborder en tant que journaliste était l’un des premiers sujets abordés. La Martinique (et les autres territoires d’Outre-Mer) est une région bénéficiaire d’importants fonds structurels européens, aussi bien pour les aides sociales que pour les aides de développement.  Le modérateur, Gabriel Gallion de France-Antilles, n’a pas manqué de rappeler  que malgré cela, la participation n’avait été que de 12% lors des dernières élections parlementaires européennes. Il a donc été question de l’impact de l’UE sur la vie régionale, sur les industries, l’agriculture, les infrastructures, de la difficulté à rapprocher citoyens et institutions européennes, et des angles journalistiques permettant de parler Europe de façon concrète. En français et parfois en créole, les échanges ont été extrêmement variés, courtois et chaleureux.

Ces journées se sont montrées aussi une occasion exceptionnelle d’échanger aussi sur la situation de la presse dans les Caraïbes, une zone souvent ignorée des médias européens.

La question de l’insularité pose parfois des problèmes particuliers aux journalistes, qui se trouvent en « vase clos » avec des responsables politiques parfois bien décidés à « diriger » la presse locale.  Il a parfois été déroutant de voir une journaliste cubaine fustiger les journalistes et blogueurs opposants au pouvoir castriste en les désignant comme « mercenaires au service des Etats Unis » et être applaudie par une partie de la salle…

Willy Bracciano, enfant de la Martinique, très respecté pour son travail de grand reporter à France24 et sa couverture de nombreux conflits, a témoigné sur le travail des reporters en terrains de crise.

Durant le désormais traditionnel débat sur les nouveaux moyens de communications (réseaux sociaux, Twitter et autres), certains journalistes ont demandé que soient mis en place des « garde-fous » pour éviter la propagation incontrôlée de rumeurs. Ce qui a été aimablement recadré par Pierre Gotson, responsable du site internet d’information haïtien alterpresse.org .

Pour clore ces journées ponctuées d’interventions d’excellentes qualité, Samar El Gamal, journaliste égyptienne, a retracé le chemin de la révolution égyptienne, expliqué le rôle joué par les médias pro-changement et le retour actuel des journalistes pro-Moubarak dans les organes de presse.

 

Contact Club de la presse Martinique :

Claude Bourgrainville, président

Contact UCP2F :

Karl Sivatte , président

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 08:55

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PLÉNIÈRE 1 « Où et comment s’informer sur l’Europe ? »

Pour écouter les débats :

dewplayer:http://www.euradionantes.eu/podcast/pagespeciale/20juin2011/informer.mp3&

Intervenants :

- Marie-Christine Vallet, directrice déléguée éditoriale Europe, Radio France

- Renaud de Chazournes, directeur de la rédaction chez myEurop.info 

- Jean-Marie Biette, directeur départemental de Ouest-France

  • - Stefan de Vries, chroniqueur à France24 et présentateur de l’émission ‘BNR Europa’, sur la radio néerlandaise BNR Nieuwsradio
    - Dominique Robert-Besse, attachée de presse, Bureau d’Information pour la France du Parlement Européen

Journaliste-animateur : Fabrice Pozzoli-Montenay, secrétaire de la section française de l’Association des Journalistes Européens

 

ATELIER 1 « La politique agricole commune »

Pour écouter les débats : dewplayer:http://www.euradionantes.eu/podcast/pagespeciale/20juin2011/pac_110620.mp3&


Intervenants :

- Stéphane Le Foll, eurodéputé, membre de la Commission de l’agriculture et du développement rural,
- Vincent Chatellier, économiste à l’INRA Nantes,
- Luc Vernet, représentant du Commissaire européen à l'Agriculture Dacian Ciolos

Journaliste-animatrice : Valérie Lainé, journaliste indépendante spécialisée Europe

 

ATELIER 2 « La politique environnementale »

Pour écouter les débats : dewplayer:http://www.euradionantes.eu/podcast/pagespeciale/20juin2011/environnement.mp3&

  Intervenants :

- Ronan Dantec, président du groupe de négociation sur le climat (Cités et Gouvernements Locaux Unis), vice-président de Nantes Métropole en charge de l’Environnement,
- Ferran Tarradellas Espuny, ancien porte-parole du Commissaire à l’Energie, en charge de la presse pour la Représentation de la Commission européenne en Espagne,
- Paul Watkinson, chef de l’équipe de négociation sur le climat au ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement

Journaliste-animatrice : Clémentine Forissier, rédactrice en chef à Euractiv.fr


16h15 – 18h : PLÉNIÈRE 2 « La politique de cohésion »

 

Pour écouter les débats : dewplayer:http://www.euradionantes.eu/podcast/pagespeciale/20juin2011/cohesion_110620.mp3&

Intervenants :

- Catherine Guy-Quint, ancienne eurodéputée, présidente d’EUNET,
- Elisabeth Morin-Chartier, eurodéputée, membre de la Commission de l’Emploi et des affaires sociales,
- Ton van Lierop, porte-parole du Commissaire européen à la Politique régionale,
 - Marjorie Jouen, conseillère au cabinet de la Présidence du Comité des Régions et chercheuse à Notre Europe

Journaliste-animateur : Dominique Voegele, correspondant à Strasbourg, Agence France Télévision - Rédaction Europe

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 17:56

L'équipe parisienne de cafebabel.com est heureuse de vous inviter au débat:

"Quelles sont les alternatives énergétiques au nucléaire ?"

dans le cadre de la série de reportages Green Europe on the Ground et en partenariat avec l'Association des Journalistes Européens

Jeudi 19 mai 2011
de 18h45 à 20h30
à la Maison de l'Europe


Entrée gratuite et inscription obligatoire:
Mélodie Labro [email protected]



Face au nucléaire, sur quelles énergies renouvelables peut-on miser ? Où en est la France sur le terrain des énergies vertes par rapport à ses voisins européens ? Quelques réponses dans un débat modéré par Andrea PARACCHINI, journaliste italien cafebabel.com, avec :

  • Yves MARIGNAC, expert au sein de l'agence d'information, d'étude et de conseil sur le nucléaire et les politiques énergétiques Wise-Paris
  • Stefan SIMONS, correspondant du Der Spiegel à Paris
  • Francis SORIN, journaliste et responsable du pôle information de la Société Française d'Energie Nucléaire

 

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(cliquer sur l’image pour la visualiser en grand format)

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 20:52

http://www.ijf10.org/wp-content/uploads/2009/10/saviano1.jpgPérouse, Italie. Cinq jours de manifestations et de réunions avec les plus grands noms du journalisme mondial. Un régal. Quelques exemples ? Paul Steiger, directeur de Pro-publica, (ce site d'information vient de recevoir le prix Pulitzer, une première) et ancien directeur du Wall Street Journal entre 1991 et 2007. Mais aussi le rédacteur en chef d'El Pais, Javier Moreno, Josh Young du Huffington Post. Julian Assange de Wikileaks était très attendu après les révélations sur la bavure américaine en Irak de 2007 tuant deux journalistes de Reuters mais les cendres d'un volcan islandais semblent avoir eu raison de sa participation. Au final, beaucoup d'Anglais et Américains et bien sûr, de nombreux Italiens qui jouent à domicile (en photo, Roberto Saviano qui intervenait ce samedi 24 avril).

Les thèmes phares du festival sont les nouveaux médias et les nouvelles formes de journalismes. Par exemple, est représenté Media140, une plateforme de réflexion sur la présence de plus en plus importante du "temps réel". Le chiffe 140 fait référence aux 140 caractères d'un Tweet et aux 140 jours durant lesquels ils vont organiser des rencontres et évènements, partout dans le monde. David McCandless de informationisbeautiful.net propose quant à lui de traiter l'information en la rendant agréable à regarder, grâce à des graphiques ou dessins. Sans oublier Guy Degen, journaliste indépendant britannique qui a réalisé son reportage uniquement au moyen d'un iPhone, d'un nokia et un microphone.

Tout cela est très intéressant à découvrir, fait réfléchir et permet d'esquisser des voies pour le journalisme de demain. Mais mon sentiement est que le journalisme dit "européen" est totalement absent. Point d'Euronews, ni d'Eurotopics ou Presseurop (filiale du Courrier International).

Une seule conférence fait exception, prévue le samedi 24 avril à 17h30 et à laquelle j'assisterais : "Let me tell you about Europe". Seront présents Tiziana Berghini de Reuters, Andrea Gianbartolomei de cafebabel, Jean Quatremer de Libération, Bruno Waterfield du Daily Telegraph et Marci Zatterin de la Stampa. Les trois derniers sont tous correspondants à Bruxelles, réduisant ainsi l'information européenne au communautaire. Car à côté de cela, l'Europe au sens large est totalement absente. Très peu d'Allemands, peu d'Espagnols et encore moins de représentants d'Europe Centrale et de l'Est. Au final, aucune réflexion sur une potentielle "information européenne" continentale qui permettrait de faire interagir les citoyens d'un espace commun. Car s'il est vrai que le journalisme doit réfléchir sur sa forme (via les nouvelles technologies et réseaux sociaux), le fond ne doit pas être négligé et être inclus dans cette "révolution de l'information".

A noter : une conférence très intéressante à laquelle je n'ai pas pu assister, n'étant pas encore sur place. "La diversité des langues et des cultures en ligne" avec Nicola Bruno de Totem, Marc Herman de Translation Exchange Project, Bernardo Parrella éditeur de Global Voices in Italian, David Sasaki de Rising Voices et Portnoy Zheng co-directeur de Lingua.

Un thème possible pour la prochaine édition du festival ? L'information multilingue et transnationale qui représente un défi majeur (au même titre qu'Internet et les nouveaux médias) pour le journalisme et pas uniquement pour les Européens.

Francesca Barca

Article publié originalement sur Europa451 et reproduit avec leur aimable autorisation. 
Lien vers l'article original :
http://www.europa451.fr/2/post/2010/04/bien-peu-deurope-au-festival-international-du-journalisme.html

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 16:46
Une station de métro aux couleurs de Staline à Moscou, des tee-shirts "born in USSR" dans les rues de Paris, un vent d'Ostalgie souffle sur l'Europe. Il y a pourtant lieu de se poser la question des phénomènes réellement nostalgiques, au-delà d'un soviéto-kitsch clinquant. Quelle est la part de nostalgie et celle de critique du temps présent ? "La nostalgie, c'est le désir d'on ne sait quoi" disait Saint-Exupéry...[lire la suite]



L'association Nouvelle Europe vous invite au Centre culturel bulgare le 15 décembre 2009 à 19h.

Les invités  :

* Jean-Yves Potel, écrivain et universitaire français, spécialiste de l’Europe centrale, auteur de "Les cent portes de l’Europe centrale" et de "La fin de l’innocence, la Pologne face à son passé juif";

* André Skogström-Filler, Maître de Conférences letton au département d’Etudes slaves de l’Université Paris VIII - Vincennes-Saint-Denis, auteur de "Anatomie d’un mythe. La notion de sobornost’ dans la pensée russe (1850-1950)".

Au centre culturel bulgare
28, rue la Boétie, 75008 Paris (plan).

Inscriptions obligatoires : [email protected]

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Je considère que l’AJE remplit un vide béant. Les rédacteurs chargés de suivre l’actualité européenne forment une catégorie bien particulière de spécialistes qui souffre d’un manque évident de reconnaissance au sein de leur rédaction. Je sais, par expérience, que la couverture européenne est au mieux considérée...(lire la suite)

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